mercredi 24 décembre 2008

Alléluia, le temps des fêtes

Un message par mois, c’est bien peu et c’est beaucoup à la fois.

Et pourquoi?

J’ai terminé mon premier cours de maîtrise recherche : concepts fondamentaux en éducation. Je ne sais pas si ce cours changera ma façon d’enseigner, mais il m’a permis d’être dans la peau d’un élève à nouveau. La plus grande surprise que j’ai eue a été de voir comment un cours à la maîtrise est plus poussé qu’un cours au baccalauréat. J’avais déjà vu les différentes théories de l’éducation, mais jamais tant en profondeur. Je vais avouer qu’au début, je me sentais un peu perdue : le professeur employait un langage inconnu (non, épistémologie et paradigme ne faisaient pas parti de mon langage courant), je n’étais pas certaine d’être à ma place (définitivement la plus jeune, avec peu d’expérience parmi des gens à la maîtrise et au doctorat). Paraît-il que c’était le cours le plus difficile de la maîtrise. Je croise les doigts pour que ce soit le cas. Mes notes sont bonnes, même meilleures qu’au baccalauréat. Je peux maintenant dire que je suis fière de moi.

Ensuite, j’ai toujours mon contrat un peu fou : une classe de deuxième année (une semaine sur deux), une classe de sixième année (une semaine sur deux), une classe de troisième année, une classe multi-âge de premier cycle et deux classes multi-âge deuxième cycle, cela dans deux écoles différentes, dont une école alternative. En terme de comportement, les classes que j’ai cette année sont beaucoup plus difficiles et je sens les enfants moins attachés, même si je sais que je suis bien appréciée. Pour vous donner une idée, il y a un élève dans une des classes qui lance des ciseaux et des chaises en classe. L’art de gâcher une ambiance de classe. C’est dommage de ne pas avoir le temps d’écrire, parce qu’il y aurait beaucoup à dire sur les classes multi-âge et sur l’école alternative. Dans les deux cas, ce sont d’agréables surprises. J’apprends à me dépasser en enseignant des choses différentes en petits regroupements. Je tenterai d’en faire quelques billets pendant le temps des fêtes.

Pour terminer en beauté, je suis dans le comité du conseil des élèves d’une école où je suis. Il faut être très motivé pour faire parti de ce comité. Nous nous sommes occupés du courrier de Noël (environ 1h à chaque jour, en plus d’un 5h à la préparation), de denrées non périssables (1h), d’une collation spéciale de Noël (3h) payée par un calendrier (10h) en plus de différentes rencontres avec le conseil et la direction. Je ne vous raconte pas tout le trouble que ça a donné! Ça aussi, ça mériterait un billet prochainement. Avez-vous déjà acheté de la nourriture pour 500 élèves? C’est une drôle de gestion!

Maintenant, comment je profite des vacances? Je suis très motivée par mon nouveau projet! Je fabrique des jeux éducatifs pour l’école. Folle.. oui, je sais! Avoir du temps pour le faire, c’est quand même un beau cadeau de Noël. Mais oui, je tenterai de me reposer à travers tout ça, afin de me rendre à bon port pour la semaine de relâche!

dimanche 9 novembre 2008

Combinaison secrète

Dernièrement, avec ma classe multiâge du deuxième cycle, nous avons débuté un nouveau projet en science qui s’appelle Dépourvu de la vue. En résumé, les enfants doivent construire un système d’écriture qui permet de lire sans voir. (Voici le guide d’enseignement et le guide de l’élève que j’ai modifié).

Une équipe a décidé d’utiliser des punaises dans du carton, en utilisant ces punaises pour former les lettres de l’alphabet. Les punaises sont rangées dans un contenant en plastique pour le congélateur, vous savez, le genre de contenant où on peut indiquer à l’aide d’une roulette à quel mois de l’année nous l’avons mis dans le congélateur.

Le garçon voulant ouvrir le plat vient me voir et me demande d’un air sérieux: « Est-ce qu’il faut un code secret pour ouvrir le plat? ». Je lui réponds, d’une façon tout aussi sérieuse : « Oui. Je vais te donner le code! Tu dois faire le A, le J, le M et l’autre J ». Avec beaucoup de minutie et la supervision d’autres élèves, il tourne la roulette doucement en suivant mes indications. Après avoir enligné la flèche avec le dernier J, il ouvre le contenant en disant : « Ah ok! Merci ».

Je vais avouer qu’à ce moment, je n’ai pas pu m’empêcher de rire en lui expliquant pourquoi je riais! Quelle belle naïveté! C’est une des raisons pourquoi j’aime l’enseignement.

mercredi 1 octobre 2008

Évacuer! Évacuer!

Dernièrement, nous avons eu droit à notre pratique d’incendie à l’école, comme certainement dans plusieurs écoles (comme celle-ci aussi). On nous avait prévenu que nous y aurions droit dans la semaine, sans savoir exactement quand cela aurait lieu.

Par les années passées, j’ai été assez chanceuse. La première année, mes élèves étaient avec un spécialiste. La deuxième année, cela s’est passé à l’heure de la récréation. Cette année, j’y ai goûté à fond!

La journée s’était débutée de façon étrange et désorganisée. J’avais réservé le local informatique, qui est dans le même local que la bibliothèque. J’avais vérifié les horaires parce que je fais un décloisonnement en utilisant le laboratoire informatique. Comme il n’y a pas assez d’ordinateur pour chaque élève et comme j’enseigne l’univers social à des élèves de troisième année et de quatrième année dans la même classe, je fais faire un travail à l’ordi aux élèves de troisième année pendant que j’enseigne, du côté de la bibliothèque, l’univers social aux élèves de quatrième année. Ensuite, je fais l’inverse.

Comme tout n’est jamais simple lorsqu’on parle de local informatique et de bibliothèque, arrivés sur place, je vois que le local de bibliothèque était déjà pris. Pourtant, le local ne devait pas être occupé avant le mois de janvier. Je me dis que c’est mon erreur, je n’ai pas vérifié auprès de l’enseignante, alors nous retournons en classe.

Les élèves sont désappointés, mais ils comprennent la situation. Un peu plus tard dans la journée, je vérifie que le local est disponible. Il l’est! Alors nous reprenons nos choses et allons au local informatique. Les élèves s’installent calmement. J’avais préparé un rallye informatique sur les embarcations amérindiennes. Je commence à enseigner ma matière et mon élève responsable du coin informatique vient me voir et me dit : « Madame Catherine, le site Internet ne fonctionne pas ». Après vérification… C’est vrai… Pourtant, la semaine précédente, ça fonctionnait!

Alors je me dis que c’est foutu… Une journée perte de temps. Les enfants sont doublement déçus. Pour le temps qu’il reste (une trentaine de minutes) et tant qu’à avoir foutu la journée en l’air, je dis aux élèves qu’ils peuvent aller jouer à des jeux. Vraiment pas éducatif comme période, mais je l’assume… pour cette fois-ci!
Et c’est là que ce qui devait arriver arriva. L’alarme sonna. Dans le local informatique, il n’y a pas la liste des élèves, ni les affiches pour dire si notre groupe est complet ou non. Heureusement, notre local est tout près, alors je les prends au passage. Cela s’est bien déroulé. Dans mon cas, les élèves n’ont rien manqué et ne se sont pas désorganisés plus qu’ils ne l’étaient… Alors j’imagine que c’est un moindre mal!

samedi 20 septembre 2008

Mon contrat d’enfer

Enfer n’était pas nécessairement un mot négatif. Ma vie est un feu roulant d’activités par les temps qui courent. Je pourrais compter le nombre de soirs où j’étais à la maison sur les plus grands doigts de ma main.

Chaque année apporte un défi nouveau. Dans mon cas, j’apprendrai cette année à travailler avec d’autres gens dans la classe, tout en gagnant de la confiance. J’adore travailler en duo avec d’autres enseignants, mais les autres intervenants de l’école me mettent plutôt mal à l’aise. Je travaillerai cette année avec deux T.E.S. et plusieurs parents du côté de l’alternatif. En ce début d’année, où ma place n’est pas faite réellement dans plusieurs classes, ce n’est pas si simple que ça que d’être assurée de ce que je fais, sans réellement connaître la dynamique de la classe. Surtout que je n’ai pas des classes si faciles que ça! Mais je me trouve bonne! J’accueille les parents, j’apprends à accepter que tout n’est pas parfait pour l’instant… Qu’importe ce que les gens en pensent présentement…

J’apprécie déjà certaines classes plus que d’autres. Par expérience, je sais que cela risque de changer pendant l’année, mais de me sentir déjà à l’aise avec certains groupes, c’est un bon départ! Dans mon cas, mon début d’année risque d’être plus long… Un mois de septembre pour une enseignante avec sa classe peut compter une vingtaine de jours. Dans mon cas, à raison d’une journée par semaine, mon début d’année s’étire un peu plus longtemps!

Le plus difficile présentement? Une classe de sixième année en français intensif (5 mois) où j’y suis une fois par deux semaines et où je dois évaluer l’univers social et les arts plastiques. Je suis plutôt comme une suppléante, mais je dois les évaluer. Je verrai ces élèves seulement 8 fois dans l’année. Nous avons un charmant livre à remplir en univers social… Disons que ce n’est pas ce qu’il y a de plus amusant… Heureusement qu’il y a des arts plastiques!

Mon plus grand bonheur présentement? Travailler avec de jeunes enseignantes motivées qui m’incluent dans ce qu’elles font. C’est agréable de se sentir enseignante et non simplement remplaçante.

dimanche 7 septembre 2008

Le blues d'la métropole

J’ai toujours eu le blues du dimanche. Depuis que je suis jeune, j’ai le mal du dimanche. Pourtant, je suis une personne qui a toujours apprécié l’école ou aimé mon travail. Peut-être est-ce mon côté un peu plus insécure qui me fait me tourmenter!

Après deux semaines de travail, j’ai simplement hâte de me sentir « chez moi » à l’école. En fait, je devrais dire dans mes écoles. J’ai hâte que la routine s’installe. Cette bonne vieille routine réconfortante. Pour moi, la routine n’est pas nécessairement synonyme de carcan. Ne dit-on pas que la routine est importante pour les enfants, voire même nécessaire? Il faut croire que je n’ai pas vieillie, car j’en ai toujours besoin!

Nouvelles écoles, nouvelles directions, nouveaux collègues, nouveaux élèves (je ne les ai pas compté, mais je dois en avoir plus d’une centaine), nouvelles façons de faire, nouveaux horaires.

Malgré une tâche assez impressionnante, je me considère chanceuse d’être où je suis. Les enseignantes que je « remplace » sont sympathiques et compréhensives. Après le partage des matières, je réussis à enseigner les sciences dans quatre groupes du même cycle et éthique et culture religieuse à trois groupes du même cycle. Je vais vraiment être experte en la matière!

N’empêche que je comprends pourquoi, après cinq ans, 20% des nouveaux enseignantes ont abandonné le métier. Qui choisi vraiment ce genre de tâche? Oui, j’aurai acquis beaucoup d’expérience à différents niveaux, mais à quel prix? N’y serais-je pas parvenue autrement?

Au dodo! Lundi arrive bientôt! Je rencontre un nouveau groupe, alors mieux vaut être en pleine forme!

Ai-je déjà dit que j’ai le blues du dimanche? :)

mardi 2 septembre 2008

Entendu dans une école près de chez vous...

Dans une classe de troisième année:

- Vous connaissez monsieur (insérez ici un nom de famille propre à celui d'un directeur). Qu'est-ce qu'il fait à l'école?

Un élève de répondre:
- Il est le président?

vendredi 22 août 2008

Une année sous le signe de…

J’hésite. L’essoufflement? Supers pouvoirs? Dépassement? Je trouverai certainement le mot exact à la fin de l’année scolaire!

Je me suis donc rendue dernièrement à l’affectation. J’avais déjà vu par Internet la liste des contrats offerts pour l’année 2008-2009. Par contre, il arrive parfois qu’il y ait des changements à la dite liste. C’est donc important de se présenter un peu avant la rencontre afin de prendre the brand new liste.

Le professeur masqué nous décrivait dernièrement les retrouvailles au déjeuner d’accueil. C’est sincèrement pire lors de l’affectation. Premièrement, il y a 300 jeunes profs dans un endroit vraiment trop petit. Je ne parle même pas de 300 personnes, mais de 300 profs. On y parle de vacances, de rénovation, d’enfants.. Comme au déjeuner. On ajoute à ça qu’il y a 300 profs stressés de savoir ce qu’ils auront comme tâche l’année prochaine. Il faut en parler, mais pas trop, parce qu’une ancienne collègue pourrait très bien prendre le contrat qu’on chéri tant.

C’est donc en se bousculant, tel un troupeau de vaches, qu’on entre dans la salle de Bingo. Une amie trouve que ça ressemble plutôt à une foire d’animaux.. Elle n’a pas tout à fait tord. Petit discours de personnes de la commission scolaire, quelques trucs à changer sur la liste des contrats parce que the brand new liste n’est pas exacte à 100%. Ensuite, c’est là que le « plaisir » commence.

Chacune, à la maison, a regardé la liste (prise sur le site Internet de la commission scolaire) et a indiqué ses préférences. D’offert, il y avait au total environ 140 contrats. Là-dedans, je compte les contrats à 100%, les jumelages de 100% (donc différentes classes dans la même école ou dans des écoles différentes), les jumelages de 80% (quatre jours/semaine) et les jumelages de 60% (trois jours/semaine). Sur la liste de priorité, il devait y avoir environ 220 personnes. Mathématiquement, je suis si basse sur la liste que je me disais qu’il ne resterait rien à mon tour. Mon amie et moi espérions voir beaucoup de grosses bédaines de femmes enceintes, nous permettant donc d’occuper possiblement un poste.

La personne numéro 1 sur la liste de priorité va donc au micro donner son choix de la liste de contrats. La personne numéro 2 sur la liste de priorité la suit de près et ainsi de suite, jusqu’à la personne numéro 220 sur la liste de priorité.

Et moi, dans tout ça?

Ce qui restait à mon nom, ce sont des 60%. Par contre, je connaissais une directrice qui est venue me voir avant mon choix afin de me dire que le 60% allait devenir 80%. C’était un jumelage, trois classes dans son école et une classe dans une école alternative. J’ai donc pris ça! Jumelage qui s’est encore changé hier, pour devenir 100%. À quoi se résume mon année de fou?

J’ai une classe de troisième année, une classe de deuxième année une semaine sur deux, une classe de sixième année une semaine sur deux, une classe 1e-2e années à l’alternatif, une classe de 3e-4e années et une classe de 3e-4e années à l’alternatif. Je ne suis jamais allée à l’école alternative. Je n’ai jamais fait de classe multiâge. Je commence la maîtrise prochainement… Est-ce que je pourrais avoir plus compliqué?

Une année sous le signe de… On verra! :)

mardi 19 août 2008

Tonight's the night

Effectivement.. Ce sera certainement une nuit à sombrer entre deux mondes. La rentrée s'annonce. Qui dit rentrée dit affectation! Je vous en avais parlé l'année dernière ici et ici. Parraît-il qu'il y a des joueurs compulsifs qui veulent recommencer une partie de bingo!

La partie ne se jouera probablement pas comme l'année passée! En fait, j'ai déjà vu les contrats qui vont s'offrir. En tout, environ 140 contrats. Je suis encore bien loin dans la liste de priorité. L'année dernière, je me disais que je n'avais rien à perdre à prendre 60% de tâche (qui s'est transformé dans l'année à 80%)... mais cette année? 80% pourrait faire mon affaire. Cela me donnerait du temps pour travailler, avec la maîtrise qui approche à grand pas. Mais 60%? Je ne souhaiterais pas me faire demander à aller dans d'autres écoles...

On verra ce qui restera! De toute façon, je devrais certainement passer une autre belle année, quoi qu'il advienne.

La rentrée

Enfin que l'école commence.. Brillante passe à la télé...

mercredi 6 août 2008

Notes de vacances

… avec un peu ou beaucoup de retard…

- Je suis allée faire un tour aux Francofolies lors du spectacle d’ouverture. J’ai adoré le spectacle! Nous étions aux premières loges pour apprécier le tout. Sans en faire un résumé, parce que d’autres le fond mieux que moi, j’ai touvé très bon Marco Caliari dans son rôle d’animateur, Marie-Luce Béland est une bonne recrue pour être trouvée par Kaïn (je déteste Kaïn…), Ima a été décevante (je l’aimais bien à la télévision.. mais elle joue beaucoup trop à la pitoune), Nedjim Bouizzoul m’a charmé par son sourire, Samiam m’a surpris par leur implication aux autres chansons, Paul Cargnello dit qu’il n’y a plus deux solitudes, mais forme une soliture à lui seul, Yves Lambert m’a moins tapé sur les nerfs que ce que je croyais, Tomás Jensen a de petites fesses et semble bien sympathique (est-ce de cause à effet??? Je ne le crois pas.).

- Mon activité des vacances a été d’appliquer de la teinture au patio et aux clôtures. Je ne suis habituellement pas du genre à me plaindre de la météo.. Mais est-ce possible d’annoncer des journées sans pluie? Lundi, tout semblait parfait pour terminer la teinture des deux patios. On n’annonce pas de pluie, ça ira simplement à mardi en soirée.. Erreur. J’ai eu un beau patio rose (qui était sensé être rouge…), seulement 30 minutes après avoir terminé le tout… De peur que la pluie fasse du dégât de façon inégale, je suis sortie tout essuyer le patio à la main. Je n’ai jamais tant minouché de planches de bois de ma vie…

- Pour ceux qui veulent voir un nain fermier (excusez-moi… une personne de petite taille), rendez-vous au Marché Champêtre de Repentigny (est-ce le même nain que dans la chanson des Cowboys Fringants?). Je ne comprends pas encore pourquoi on l’a engagé. Non, je ne suis pas nainiste (mot inventé pour parler de raciste en version nain). Le Marché Champêtre est un endroit magnifique, avec des produits fins du terroir, sélectionnés avec goût. Le nain (excusez-moi.. une personne plus petite que la moyenne) a été engagé pour faire des ta-ta sur Notre-Dame, assis sur son tracteur version miniature, tirant du blé d’inde. Si ce n’était que ça, je ne parlerais pas contre lui… (Je l’avoue, je l’avais salué de la rue) Approchant du marché, il nous salue. Il entre dans le commerce et commence à crier d’une voix stridente (un peu à la manière têtes à claques) : « Dring dring dring, Pout pout pout, le petit fermier du marché ».. et ce, en boucle. Non… Ce n’est pas tout. L’être flexible qu’il était s’est mis debout sur son tracteur en brandissant en cercle sur son bras un charmant cerceau… Tout ceci en dansant… Je ne pensais pas être entré dans un cirque… Peut-être est-ce vraiment un Nain-compris.. Mais je trouve que c’était vraiment Nain-porte quoi…

vendredi 18 juillet 2008

1001 activités autour du livre

Titre : 1001 activités autour du livre
Auteur : Philippe Brasseur
Éditions : Casterman Jeunesse
Lieu de parution : France
Année de parution : 2003
Nombre de pages : 123 pages
ISBN : 978-2203144798
Prix : Environ 33$


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Résumé
Cet outil en est un de référence pour toutes les personnes souhaitant donner le goût de la lecture aux enfants de deux à huit ans. Plusieurs activités amusantes y sont présentées sous différents thèmes :

- Créer un climat qui donne envie de lire;
- Lire une histoire « pour le plaisir »;
- Animer la lecture d’un livre;
- Explorer la forêt des livres;
- Jouer avec les mots des livres;
- Jouer avec les images des livres;
- Dessiner, bricoler, inventer au départ des livres;
- Mettre un livre en scène.

Ce livre nous donne des activités simples à faire avec les enfants, nous propose différentes façons d’aborder les livres.

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Commentaires
J’ai trouvé ce livre par hasard dans une librairie, à un moment où j’enseignais l’appréciation littéraire et que je n’avais vraiment aucune idée originale d’activité à faire avec les élèves. Depuis, c’est certainement un livre coup de cœur.

Le matériel didactique que nous avons en classe (je fais référence surtout à Astuce, car c’est surtout lui que je connais) est bien fait, mais demande beaucoup de préparation, surtout quand il faut prévoir d’aller réserver le livre à la bibliothèque de la ville car ils ne l’ont pas à l’école. Ce livre nous permet de vivre plusieurs petites activités avec ce que nous avons déjà comme matériel en classe la plupart du temps.

Note : 9.8/10

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Une de mes activités préférées est celle de la transformation d’une histoire. Il suffit de prendre une histoire connue (Cendrillon, les trois petits cochons, le petit chaperon rouge) afin que le genre littéraire soit connu par les enfants. Personnellement, j’ai fait cette activité avec quatre groupes et je l’ai fait avec l’histoire des trois petits cochons. Je me fais imprimer l’histoire "Les trois petits cochons" et je leur en fais la lecture. Il n’est pas réellement nécessaire d’avoir les images étant donné que les élèves vont transformer l’histoire, donc les personnages, le décor, etc.

Ils peuvent donc changer le lieu où se déroule l’histoire, les personnages, le temps, faire des déplacements dans l’histoire, inclure de nouveaux objets, etc.

Pour mes groupes de première année, c’était une réécriture de groupe. Ils me donnaient des idées, on votait pour retenir une idée et je l’écrivais. Pour mes groupes de deuxième année, je leur faisais faire leur brouillon sur une feuille que j’avais conçue à cet effet et que vous pourrez retrouver ici.

Pour terminer, les élèves de première année ont dessiné les pages de leur histoire. Chaque élève était responsable d’une page. Pour les élèves de deuxième année, je leur ai fait écrire leur texte à l’ordinateur et les dessins ont été fait avec paint. Les images que vous voyez sur cette page ont été créé par des élèves de deuxième année.

Si vous voulez aller un peu plus loin avec le thème des trois petits cochons, voici un site pouvant vous intéresser!

Je vous laisse avec les œuvres d’anciens élèves. Les deux premiers textes ont été écrits pas des élèves de deuxième année et le dernier texte en est un collectif (première année). Bonne lecture!





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Les trois petits cochons
Histoire écrite par :
Brandon, Andrew et Sarah

Il était une fois, trois petits cochons qui habitaient au Pôle Nord. Il y avait un cochon appelé Plante. Un autre s’appelait Étoile et le dernier petit cochon s’appelait oncle Alba.

Alba était le plus intelligent des trois petits cochons parce que sa maison était un igloo. Bien sûr, c’est l’igloo qui va le plus au Pôle Nord. Le deuxième petit cochon le plus intelligent du monde est Étoile. Sa maison est en paille et en brique. La maison du troisième petit cochon, Plante, est en poil de chat.

Une méchante petite grenouille veut détruire les maisons des trois petits cochons. Elle réussit à détruire la maison en paille et la maison en poil de chat.
Par contre, elle ne réussit par à détruire la maison d’igloo parce que ses pattes sont prises dans la glace. Tous les petits cochons sont tranquilles pour la vie.
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Les trois cochons
Histoire écrite par :
Samuel et Jacob

Il était une fois trois petits cochons qui vivaient en Afrique. Un cochon s’appelait Jean-Pierre, l’autre était Jean-Paul et le dernier était Jean-Sébastien.

Le premier cochon qui s’appelle Jean-Pierre s’était construit une maison en paille. Il se disait que sa maison n’était pas très solide. L’autre cochon qui s’appelle Jean-Paul avait trouvé un bûcheron et il lui a demandé du bois. Il commença à construire et il se dit que sa maison n’était pas très solide. Le dernier cochon qui s’appelle Jean-Sébastien s’était construit une maison en brique, mais il ne savait pas qu’il y avait le grand méchant loup.

Un jour, le loup décida d’aller souffler sur les maisons. Il commença par la maison en paille. Il souffla et souffla tellement fort que la maison se cassa en 100 000 morceaux. Le cochon cria : « Aaaaaaaaaah! » et il se sauva.

Ensuite, le loup alla dans la maison en bois. Le loup souffla et souffla tellement fort que la maison se cassa en 100 000 morceaux. Les trois petits cochons se retrouvèrent ensemble dans la troisième maison. Le troisième cochon dit : « Vous êtes en sécurité ici ».

Le loup cogna à la porte, mais une grand-mère arriva pour protéger les petits cochons. Depuis ce jour, on n’entendit plus jamais ce gros loup mal élevé.
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Les trois petits tigres
Histoire inventée et dessinée par :
Cassandra, Amélie, Olivier, Sarah,
Jessica, Marie-Ève, Marie-Lou, Michel,
Karolan, Mathieu, Andrew, Samuel,
Paméla, Alexis, Laurie, Gabrielle.

Il était une fois, trois petits tigres qui vivaient dans la jungle.

Chaque tigre construisait sa maison à sa manière. Nico, le plus jeune des frères, est un peu paresseux. Il décide de bâtir sa maison avec des feuilles.

Pendant ce temps, Nimo, le deuxième frère, construit une maison avec des lianes. « Il y a beaucoup de travail à faire si je veux que ma maison tienne bien », se dit-il. Il se mit donc rapidement à tresser les lianes. Il a bâti sa maison peut-être trop rapidement… « Tant pis si ma maison n’est pas très solide. Moi, je la trouve jolie », dit-il.
Le plus vieux des petits tigres, Nino, bâti sa maison avec le bois des arbres les plus solides de la jungle. Comme il aime le travail bien fait, il s’applique en construisant sa maison.

Les deux premiers tigres ayant terminé de construire leur maison, ils pouvaient s’amuser. Ils allèrent retrouver le troisième petit tigre. « Nino, tu n’as pas encore terminé de construire ta maison? Nous avons terminé il y a des lunes de cela », dit le premier tigre. « Peut-être bien », leur répondit Nino, « mais votre maison ne sera jamais autant solide que la mienne ».

Derrière un buisson se cachait le grand méchant lion qui avait extrêmement faim. Une faim de loup… ou de tigre.

Les trois petits tigres virent le grand méchant lion. « Au secours ! Un grand méchant lion veut nous manger ! » Ils coururent jusqu’à leur maison respective.

C’est avec le plus féroce des rugissements que le lion se rendit à la maison du premier tigre. « Petit tigre, gentil petit tigre, laisse-moi entrer chez toi ! », demanda le lion. « Il n’en ai pas question », répondit le tigre. « Eh bien, si c’est comme ça, je vais souffler sur ta maison pour la faire s’envoler », dit le lion. Le lion gonfla sa poitrine et souffla tellement fort… que la maison de paille s’envola. Nico partit en courant vers la maison de son deuxième frère.

Le lion se rendit à la deuxième maison. « Petit tigre, gentil petit tigre, laisse-moi entrer chez toi ! », demanda le lion. « Il n’en ai pas question », répondit le tigre. « Eh bien, si c’est comme ça, je vais souffler sur ta maison pour la faire s’envoler », dit le lion. Le lion gonfla de nouveau sa poitrine et souffla tellement fort… que la maison en liane s’envola. Nico et Nimo partirent en courant vers la maison de leur troisième frère.

Le lion se rendit à la troisième maison. « Petit tigre, gentil petit tigre, laisse-moi entrer chez toi ! », demanda le lion. « Il n’en ai pas question », répondit le tigre. « Eh bien, si c’est comme ça, je vais souffler sur ta maison pour la faire s’envoler », dit le lion. « Ce n’est pas parce que tu as réussi chez mes frères que tu vas réussir ici aussi », nargua le tigre. Le lion souffla tellement fort… qu’il en perdit son souffle. Il n’y avait rien faire, car la maison ne se détruit pas.

Le lion retourna dans la jungle pour penser au moyen de s’y prendre pour atteindre les petits tigres. Il eût une idée : il allait défoncer la porte de la maison. Le lion se mit à courir de ses quatre grandes pattes en direction de la porte et il réussit à la défoncer! Malheur, les tigres avaient déjà réfléchi à tout cela et avaient tendu un piège au lion. Ils avaient installé un fil à l’entrée de la maison, ce qui fit tomber le grand méchant lion.

Le grand méchant lion a eu sa leçon et il ne revint plus jamais déranger les trois petits tigres. Maintenant, les trois frères peuvent jouer calmement à tarzan, leur jeu préféré de la jungle.

jeudi 17 juillet 2008

Dessin à moitié réussi?

Comme je l'ai déjà mentionné à plusieurs reprises, j'ai enseigné les arts plastiques à un groupe de sixième année volet Arts et communication l'année dernière. Ce n'était pas une mince affaire que de trouver des activités stimulantes et amusantes. En plus de celle-ci ou celle-là, je compte bien refaire dans les années futures l'activité que j'avais trouvé ici.

Tout d'abord, j'ai découpé des photos dans les magasines, pour ensuite ne prendre que la moitié de la personne. Je faisais donc une pré-sélection des images. (Ça évite donc toutes les images de femmes en sous-vêtements!)

Les élèves vont donc choisir l'image qui les inspire. Ils auront à compléter l'image de la personne en observant bien comment elle est constituée: la texture des vêtements, les différents tons de couleurs, la position du corps, etc. Pour terminer, ils dessinent un fond à leur dessin. J'ai fait utiliser le crayon de bois et/ou le crayon feutre. Le crayon de bois est bien pour les petits détails du visage. Le crayon de feutre est génial au niveau du remplissage.

mercredi 9 juillet 2008

Contrat d’engagement (1910)

Le temps des vacances, c’est aussi le temps pour faire le ménage dans mes classeurs! J’ai retrouvé un document concernant un contrat d’engagement que devait signer les enseignantes en 1910 pour pouvoir enseigner. J’avais reçu ce document à l’Université et je l’avais conservé parce qu’il m’avait vraiment frappé à l’époque. Par curiosité, j'ai fouillé sur Internet pour savoir si mon document était véridicte. J'ai retrouvé le tout ici, ici et ici.

Voici donc les règles et les devoirs des enseignantes :

1. Ne doit pas être mariée.
Comme le mariage est de moins en moins populaire… ça pourrait encore s’appliquer!

2. Ne jamais se tenir en compagnie d'hommes.
Ce n’est pas toujours évident que de travailler dans un milieu de femmes, si en plus elles ne peuvent voir aucun homme…. Ça ne sera pas beau tantôt!

3. Toujours être à la maison entre 8 heures du soir et 6 heures du matin, à moins d'être en train de travailler à l'école.
Encore et toujours travailler à l’école.

4. Ne pas se tenir dans ou près du restaurant du village.
Je serais curieuse de connaître la distance acceptable entre l’enseignante et le restaurant. Ça se calcule comment? En centimètre? En mètre?

5. Ne jamais quitter le village sans la permission des commissaires.
Pire que ses propres parents.

6. Ne pas fumer.
Devant les élèves.

7. Ne doit pas boire de vin, de whisky ou de bière.
Un atout. Sinon, vodka sans problème.

8. Ne jamais aller en carriole avec un autre homme que son père ou son frère.
Les chances de faire un tour de carriole sont assez minces de toute façon… Si je vais faire un tour dans le Vieux-Montréal ou le Vieux-Québec, promis, je les appelle avant.

9. Ne doit pas porter des couleurs voyantes.
C’est vraiment la règle qui me fait le plus rire. Il ne faudrait certainement pas sortir de la masse.

10. Ne doit pas faire des "arrangements" avec ses cheveux.
Préférence pour les enseignantes laides.

11. Doit porter au moins deux vêtements supérieurs, dont un châle.
Pierre Pagé a oublié son châle!

12. Aucune robe ne devra être plus de 2 pouces au-dessus de la cheville.
D’accord!


13. L'école devra toujours être propre et accueillante:

A) Balayer le plancher de la classe tous les jours.

B) Laver le plancher de la classe au moins une fois la semaine à l'eau chaude et savonneuse.

C) Nettoyer le tableau au moins une fois par jour.

D) Allumer le feu dans la fournaise à 7 heures A.M.afin que la classe soit réchauffée à l'arrivée des élèves vers 8 heures.

Même les concierges n’y arrivent pas toujours…

Extrait: « L'Unisson » Journal inter-paroissial: Connors, Saint-François & Clair, Vol # 2, Édition # 4


Et quelles seraient les règles en 2008?

jeudi 3 juillet 2008

Bilan de fin d'année

Sincèrement, je ne pensais pas avoir la larme à l'oeil cette année. Pour la toute première fois de ma courte carrière en enseignement, j'avais pratiquement hâte de terminer l'année. Comme j'avais quatre classes, l'attachement aux élèves était là, mais ce n'est pas la même chose que de voir tes propres élèves grandir et s'améliorer (du moins, on l'espère) à chaque jour.

Ma fin d'année avec les élèves s'est déroulée correctement. J'ai créé ma deuxième activité d'arts plastiques (en fait, c'est un peu plus du coloriage que de l'art.. mais bon). Une activité bien appréciée par ma classe de sixième année. Je vous en parlerai prochainement. (Parenthèse, un très bon billet d'Élise Titane concernant les activités de fin d'année).

Non, ce qui m'a mis la larme à l'oeil, c'est les gens avec qui je travaillais; c'est l'école où j'étais. Cette école, j'y étais trois jours par semaine. Je connaissais un peu certaines personnes car j'y avais fait mon quatrième stage. Par contre, je n'ai pas peur de le dire, je ne suis vraiment pas la même personne depuis mes stages terminées. Je me souviens d'une fille très intravertie à cette époque. Entre temps, je me suis épanouie, j'ai pris confiance en moi.

Je savais déjà que j'avais changé, mais je voulais mieux me faire connaître. C'est pourquoi j'ai décidé, dès septembre, de faire parti du comité social. Au départ, nous étions trois à ce comité. En décembre, un enseignant a quitté pour prendre une demi-année de congé. Ensuite, la deuxième enseignante a quitté car son contrat se terminait avant la fin de l'année. J'ai donc été la seule dirigeante de ce comité à un moment donné. À la blague, lorsque je voulais organiser une activité spéciale, je disais à mon copain: "Il faudrait bien que j'en parle au comité social". Minute de silence. "Ah oui, ils sont d'accord". Faire parti de ce comité m'a mis constamment en relation avec les autres enseignants, ce qui a aidé à me faire connaître.

Dans la dernière semaine d'école, je me suis tellement senti appréciée. L'ancien directeur de l'école (car il va dans une nouvelle école), m'a présenté au nouveau directeur (devant tous les enseignants), comme étant une enseignante qu'on apprécie avoir dans son école, qu'on souhaite l'avoir de nouveau l'année prochaine, qu'on lui souhaite même sa classe dans son école. Ceci dit avec un oui retentissant de la part des profs. On m'a dit de beaux compliments. On a demandé à ce que je redonne de mes nouvelles.

C'est donc le coeur gros que j'ai quitté l'école la semaine dernière. C'est triste de quitter lorsqu'on aime et qu'on est aimé.

lundi 16 juin 2008

Usine de cartes

Ça y est! Mes cartes pour les vacances sont toutes composées et imprimées! Je suis allée acheter mes enveloppes ce matin et l'usine de cartes est maintenant ouverte!

Étape 1: Installer les cartes à portée de main.

Étape 2: Mettre les bons collants à la bonne carte.

Étape 3: Faire une pile de cartes pour les élèves de la classe.

Étape 4: Ramasser le fouilli.

Étape 5: Profiter de cette dernière semaine avec les élèves!
Bonne semaine à vous tous!

vendredi 13 juin 2008

Ce n'est qu'un au revoir, chers élèves

En fait, c'est peut-être plus un adieu qui se fera graduellement la semaine prochaine! Eh oui, l'année scolaire tire déjà à sa fin! Ça a quand même passé vite! Je vais avouer que c'est ma première année où je ne suis pas triste de terminer! Le fait de ne pas avoir une classe à moi y est probablement pour quelque chose.

La semaine prochaine va certainement être bizarre. À chaque journée (du mardi au vendredi), je dirai adieu à un groupe. J'aurai probablement aussi des cadeaux à tous les jours (si je me fis à la tendance de décembre). J'ai aimé chacun des groupes différemment, comme on aime différemment ses enfants j'imagine. Les dernières journées ne vont donc pas se vivre de la même façon!

Je me souviens de certains départs lorsque j'étais au primaire. En fait, je ne me souviens pas du tout de mes dernières journées d'école. Ce dont je me souviens, ce sont des mots. Ne dit-on pas que les paroles s'envolent et que les écrits restent?

Lorsque j'étais en cinquième année, il y avait eu une stagiaire dans la classe. Lorsqu'elle a quitté la classe, elle nous a donné une petite carte nous disant qu'elle nous avait apprécié et elle y décrivait nos qualités. Depuis que je suis en enseignement, je fais un peu la même chose. Ce qu'elle m'avait écrit m'avait tellement touché!

Mon enseignante de sixième année nous avait aussi écrit un petit quelque chose aussi. Deux petites phrases pour chacun peut-être... Plusieurs de mes amies se sont rendues compte que les deux petites phrases étaient souvent identiques. Certains avaient droit à d'autres mots plus parlant (dont moi), mais les messages n'étaient souvent pas personnalisés.

Je prends donc le temps maintenant de réfléchir à ce que j'écris, pour que ça reflète bien l'enfant et la relation que j'ai avec lui. Je me suis questionnée cette année à savoir si je le faisais. Le faire pour 25 élèves est différent de le faire d'avec 95 élèves (eh oui.. j'ai 95 élèves!).

Je suis donc en pleine écriture présentement! Avec Publisher, je me suis créée des cartes estivales (environ une soixantaine). Chaque enfant (d'une classe) a donc une carte différente que je lui trouvais approprié. Chaque enfant a un mot le concernant. Je suis un peu triste de ne pas avoir écrit les cartes à la main comme par les années passées, mais bon, c'était trop demander.

Mon casse-tête en est un de mot. Comment dire différemment bonnes vacances? C'est fou tout ce qu'on peut trouver!
  • Passe un bel été;
  • Bonne saison estivale;
  • Profite du grand air;
  • J'espère que tu profiteras bien de l'été pour t'amuser;
  • Bonnes vacances, c'est grandement mérité;
  • Bonnes vacances remplies de belles surprises;
  • C'est le temps de mettre du soleil dans ta vie;
  • Au revoir et bon congé;
  • Passe de belles vacances reposantes;
  • Fais le plein de soleil.

Allez.. il n'en reste que 45 à faire! :)

dimanche 1 juin 2008

Tague gourmande

Sylvain m’a tagué. Même si le mot « touch » conventionnel venant avec la tague n’a pas été dit, je suis bonne joueuse et je réponds aux questions culinaires!

Règlements:

  • Mettre le lien de qui m’a tagué
  • Mettre le règlement sur mon blogue
  • Répondre aux 6 questions suivantes


Règlements que je ne suivrai pas :

  • Taguer 6 personnes à la fin du billet en mettant leur lien
  • Avertir directement sur leur blogue les personnes taguées


Question 1 : Un aliment ou produit que je n’aime pas du tout

Les radis. Quel drôle d’aliment quand on y pense. Il n’a rien pour lui! Il est petit, frêle, sans défense, pas très joli et en prime, je ne l’aime pas.

Question 2 : Mes trois aliments favoris.

Le lait de soya, le yogourt de soya et la crème glacée au tofu ou soya. Depuis 7 ans, je suis intolérante aux produits laitiers. J’avais donc mis de côté les aliments traditionnels. Comme je n’ai jamais été une fanatique de lait, je n’avais jamais essayé les dérivés. J’ai tenté les aliments de soya il y a quelques temps. C’est tellement méconnu par tout le monde! Dernièrement, lors de mon achat de cornet de soya, la caissière m’a demandé : « Est-ce que ça a le même goût que la crème glacée? ». Je n’ai point développé mon commentaire à sa question (en fait, ce fut simplement un « oui »), mais les produits sont vraiment très bons! En terme de goût, c’est identique. La différence se situe peut-être plus au niveau de la texture.

Question 3 : Ma recette favorite.

Que je cuisine moi-même? Probablement ma recette de gâteau aux noisettes.

Question 4 : Ma boisson favorite.

Je ne suis pas vraiment du type boisson. On m’appelle même le chameau! Je n’ai jamais été porté sur l’alcool (en fait, je ne bois rien du tout). Par ces temps chauds (en fait, la prévision du temps chaud), j’aime bien la limonade et le thé glacé.

Question 5 : Le plat que je rêve de réaliser et que je n’ai toujours pas fait.

Je ne me souviens plus du blogueur que je lisais, qui disait vouloir faire du pain. J’avoue que l’expérience doit en être toute une! Ça me plairait bien. Il faut croire que nous sommes dans un retour aux sources! Sinon, je crois faire mes premiers cannages cette année! On verra bien!

Question 6 : Mon meilleur souvenir culinaire.

Les patates Catherineaime. Le duo fatal était des pommes de terre rôties avec du steak haché mélangé avec de la soupe aux tomates. Les patates Catherineaime, ce n’est pas toutes les patates… Seulement celles de ma maman.

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En ce qui concerne les personnes taguées, je dirais que c’est toi, toi, toi, toi, toi et… toi! Je ne sais pas où avais-je lu cette façon de taguer les gens, mais depuis ce temps, c’est ma façon de faire aussi!

Merci Sylvain pour la tague! C’était bien amusant!

samedi 24 mai 2008

Vues d'Afrique

Dernièrement, l'enseignante où je suis en deuxième année abordait le thème de l'Afrique avec ses élèves (je crois que c'est en lien avec le manuel Astuce, en français). Elle m'a donc demandé si j'avais une activité d'arts plastiques à leur faire faire avec ce thème. À ce moment-là, je n'avais pas d'idée, mais j'ai trouvé ici!

Je l'ai fait un peu différemment de l'activité de la page Internet, je vous en explique donc mes étapes.

Au départ, nous avons discuté de l'Afrique, de la température (les couleurs chaudes côté art), des animaux et du baobab.
Comme je ne voulais pas (et de toute façon, je n'avais pas le matériel) que tous les élèves appliquent la peinture en même temps (meilleure supervision et moins de dégât), j'ai installé une table avec de la gouache en pain (peinture à l'eau). J'appelais les élèves à tour de rôle pour qu'ils viennent mettre les couleurs de fond sur leur feuille Studio. Je leur montrais en même temps qu'il était possible d'obtenir une quantité infinie de couleurs, selon si on mettait beaucoup d'eau, moins d'eau, beaucoup de peinture, moins de peinture.
Les autres élèves, pendant ce temps, faisait un pochoir d'un animal de l'Afrique. Le tout s'est déroulé bien mieux que ce que je planifiais! Je croyais que les élèves allaient avoir de la difficulté à découper l'intérieur de l'animal. Non, tout le monde s'en est bien sorti!

Lorsque ces deux étapes étaient faites (et que la peinture était sèche), les élèves allaient à une deuxième table pour y appliquer la gouache noire. Les élèves mettaient donc le pochoir sur la feuille jaune-orange et appliquaient la gouache à l'aide d'une éponge. Ensuite, toujours avec l'éponge, ils devaient faire directement sur la feuille le baobab. Lorsque ceci était terminé, ils devaient faire un cadre à l'image.

Voici donc notre galerie d'art!


Le tout a été fait dans une période d'une heure. Peut-être prévoir un peu plus de temps, car nous avons tout fait un peu à la course.
C'était une très belle activité que je referai certainement!

mercredi 21 mai 2008

Québec français et publicité douteuse?

Dernièrement, je me suis abonnée à la revue Québec français. Je me suis un peu abonnée sur un coup de tête, en manque de savoir. La revue, même si elle s'adresse surtout aux enseignants du secondaire, me plaît beaucoup! Ce qui me fait bien rire dans ces revues axées sur l'éducation, ce sont les publicités. Qui fait ces publicités? Des gens de la publicité ou bien les gens en éducation? Parfois, c'est un peu douteux comme publicité.





Voici la publicité de Guérin. Pas une petite publicité. Non. La page intérieure de la couverture. Toute la page. En ce qui concerne le "look" de la publicité, elle me plaît aussi... Rien de très avangardiste, plutôt conventionnelle avec le logo des élèves qui vont à l'école, mais ça fait la job comme on dit.



Où ça m'accroche, c'est dans l'encadré du bas de page.


Quel pouvoir magique l'édition Guérin a-t-elle pour pouvoir permettre aux élèves de ne pas redoubler? Sommes-nous tous cruches de ne pas utiliser le matériel de Guérin? Vite! Au secours! Je dois certainement être une mauvaise enseignante!

Vraiment, ça me laisse perplexe... Suis-je la seule?

Source: Québec français 149, Printemps 2008.

mercredi 7 mai 2008

24 heures de science


Comme par , j'ai reçu un courriel m'informant que vendredi le 9 mai prochain aura lieu le 24 heures de science. Sur le site Internet de l'événement, vous pouvez trouver une liste de différentes activités scientifiques.


Étrangement, cette même journée, les élèves de l'école où je suis participeront à la finale de la commission scolaire concernant le défi Léo Latour, qui consistait à construire la plus haute tour en paille et en pâte à modeler soutenant le plus lourd poid. J'ai bien hâte de voir ce que cela va donner car je serai libéré pour les accompagner. C'est chouette d'en être l'organisatrice à l'école!

mardi 6 mai 2008

Intégration inversée

Aujourd’hui, mon copain revient du travail en me disant : « Sais-tu ce que c’est l’intégration inversée dans une école? ». Moi de lui répondre que c’était peut-être une école de « bum » qui acceptait certaines personnes « normales » à l’école. En fait, j’y étais presque!

Mon copain en a entendu parler dans un reportage à la radio de Radio-Canada (écouter le reportage de Chantal Francoeur dans la section Désautels). Le programme d’intégration inversée existe dans le quartier Notre-Dame-de-Grâce de Montréal, à l’école Mackay. Cette école est spécialisée pour recevoir les élèves sourds, ayant des problèmes de langage ou ayant des déficits moteurs. Le programme d’intégration inversée est le fait d’accueillir à l’école des élèves n’ayant pas d’handicap. Cette année, il y en a une vingtaine dans l’école. Ce programme existe depuis maintenant une trentaine d’année. Pourquoi ce genre de programme a été créé? Afin d’aider les élèves handicapés à se dépasser et permettre aux enseignants de savoir à quoi s’attendre d’un élève d’un âge précis.

La première réaction que j’ai eue en entendant parler d’intégration inversée, c’est de trouver le tout un peu « weird ». N’est-ce pas étrange « d’utiliser » les services d’enfants pour l’accompagnement d’élèves handicapés? Après l’écoute du reportage, ma vision des choses a un peu changé. J’ai repensé au cours d’enseignement religieux que j’ai donné en sixième année concernant la compassion. Cela n’est-il pas travaillé lorsque tu es en minorité dans une école avec des élèves handicapés? Ces élèves vont certainement développer des qualités humaines de façon incroyable, en plus de les sortir de la vision de leur petit nombril. Évidemment, ce n’est pas tout que de développer ces qualités humaines. J’espère qu’ils se développent intellectuellement autant que dans une école régulière.

Qu’est-ce qui pousse un élève à fréquenter ce genre d’école? Qu’est-ce qui pousse un parent à envoyer son enfant là-bas? Dans le reportage, l’enfant sans handicap est la sœur d’une élève handicapée. C’est peut-être son cas à elle, mais ce ne l’est pas nécessairement pour tous les autres. Pourquoi ce programme existe depuis environ trente ans et c’est la première fois dont j’en entends parler? Étrange….


Note extra :
Pour les personnes jet-set qui sont parmi vous, Jonas a participé à ce programme lorsqu’il était jeune!

mardi 15 avril 2008

Publicité trompeuse?

Je viens de voir une publicité à la télévision, mais elle me laisse un peu perplexe...

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Mise en situation:

Un professeur écrit au tableau. Se rendant compte qu'un de ses élèves est dans la lune, il s'adresse à lui:

- Encore en train de regarder par la fenêtre?
- Je ne regarde pas par la fenêtre, je regarde la fenêtre.

Ensuite, le garçon vante les mérites de la fenêtre fait par Bourcier.

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Quelles sont les chances, pour une école, de se prévaloir de fenêtres de ce genre?

À part peut-être là-bas...

vendredi 11 avril 2008

Bibliothèque en folie

Aujourd’hui, je reprenais (graduellement) le contrôle d’une de mes classes, c’est-à-dire qu’une enseignante avait pris une stagiaire, ce qui fait que j’étais mise dehors de la classe (Onnnn). Sans être ironique, ça m’a vraiment permis de planifier (dans ma tête) ce que j’allais faire pour le reste de l’année dans cette classe de sixième année.

Après avoir fait une activité d’art plastique (activité réussie, je vous en parlerai prochainement), j’ai ramassé les pinceaux, contenants, crayons et trucs du genre. La stagiaire avait repris en charge le groupe et comme il n’y a pas de lavabo dans la classe, je nettoyais le tout à l’extérieur de la classe. C’est la dernière période le vendredi, les élèves qui veulent aller se chercher un livre de bibliothèque peuvent le faire à cette période.

En plein nettoyage, j’entends qu’une élève dit ceci à sa compagne: « Non, je n’ai pas besoin de livre, mais j’vais y aller quand même ». Lire ici : « J’ai le goût de me pogner l’beigne et de perdre mon temps, donc je vais aller à la bibliothèque même si je ne prendrai aucun livre ». Les deux élèves ne savent pas que je les ai entendues et je ne sais pas exactement qui tenait ce discours. Je décide donc d’attendre le retour des élèves et de voir qui n’avait pas de livre. N’empêche que ce sont des amateurs.. Si elles avaient pris un livre, je n’aurais pas pu les accuser…

Je vois Fille simili-modèle (ça sonne un peu simili-jambon.. j’aime ça) revenir sans livre, mais je ne savais pas qu’elle était allée à la bibliothèque, alors je l’épargne de mon interrogatoire. Je vois Petite bum par la suite, qui n’a pas de livre en main. Je l’appelle donc et lui teint à peu près ce langage :

- Petite bum, tu reviens de la bibliothèque?
- Oui
- Tu n’as pas de livre en main?
- Ben.. euh.. mm.. euh (sentez-vous le malaise comme je le sentais?). Non.. en fait.. le livre que je voulais.. il n’était pas à la bibliothèque…
- Tu sais, s’il y a quelque chose que je déteste, c’est de me faire mentir en pleine face comme tu le fais présentement… J’ai tout entendu ce que vous disiez tantôt… Quand vous disiez aller à la bibliothèque sans prendre de livre…
- Silence en duo avec des yeux baissés.
Est-ce que ça vous arrive parfois de vous dire mentalement « J’t’ai cassé! ». C’est vraiment l’impression que ça me donnait!
- Ce n’est pas moi qui a dit ça, c’est Fille simili-modèle.

Je prends donc Fille simili-modèle à part.

- Alors, tu reviens de la bibliothèque sans livre?
- Non, celui que je voulais n’était pas à la bibliothèque.
- Petite bum m’a dit la même chose.. et j’ai tout entendu.. Petite bum m’a dit que c’était toi qui disait se rendre à la bibliothèque pour perdre votre temps. Tu sais, je pouvais te faire confiance avant. Maintenant, j’ai des doutes. Les semaines qui vont suivre vont me dire si j’avais raison ou non de te dire ceci.

L’intervention est correcte. Ce n’est pas un « J’t’ai cassé! », mais ça passe. Ce qui ne passait pas, c’est les yeux qui tuent. Ses yeux me disaient : « Si tu savais comment j’m’en fou ».. C’est alors que je me suis inquiétée pour elle… Elle n’est pas parfaite, on ne lui demande pas de l’être, mais ça ne lui ressemble pas tout ça… Peut-être l'ai-je accusé à tord, mais ses yeux n'étaient pas remplis simplement de ça...

mercredi 9 avril 2008

Où s'en va le monde?

Je viens de lire ceci… « USA : accusés de harcèlement sexuel en maternelle » de la version en ligne du Figaro. Pour résumer, on nous raconte que Randy Castro (blague de mauvais goût, on pourrait se demander s’il a de la parenté avec Fidel) a donné une tape sur les fesses à une élève de la classe à l’heure de la récréation. La petite s’est plaint à son enseignante qui l’a référé à la direction. Cette dernière a décidé d’appeler les policiers pour déposer une plainte contre le garçon, de peur d’avoir un procès intenté par les parents.

Comme on l’a vu dernièrement au Québec, il faut se méfier de ce qui est rapporté dans les journaux. Je fais ici référence à l’histoire de l’enseignante qui, supposément, avait mis un élève turbulent dans une cage. Je ne veux rien enlever à la gravité du geste de Randy Castro, mais une direction d’école doit-elle appeler les policiers lorsqu’un enfant tape les fesses d’un autre enfant? Il n’y a pas moyen d’agir autrement? Admettons que l’enfant n’en est pas à sa première offense, qu’il a déjà un plan d’intervention, qu'il prend du ritalin, que tous les intervenants sont déjà au courant de la situation, cela aura-t-il une influence d’appeler les policiers à la rescousse? Même si tout se joue avant 6 ans, cela aurait-il un impact sur l’enfant? J’ai bien peur que non…

D’un autre côté, je me questionne sur la société de façon générale. Comment est-il possible que des gestes du genre deviennent courant maintenant? Est-ce aux enseignants à montrer aux élèves qu’il ne faut pas taper les fesses des autres? Du moins, lorsque j’étais à l’université, je n’ai pas eu de formation dans ce sens! Je vois la scène d’ici, avec un cours préparatoire aux obstacles de l’enseignement avec un cours théorique là-dessus. Qu’on sensibilise nos élèves au harcèlement? Parfait. Qu’on soit à l’écoute des élèves à ce sujet? Bien d’accord. Mais le savoir-vivre, au départ, ne doit-il pas être enseigné par les parents d’abord? Est-il normal qu’un élève (et l’histoire que je raconte est véridique, parce qu’elle s’est passée à mon école) de première année tape les fesses de son enseignante?

Pour revenir avec l’histoire de Randy, je trouve triste qu’on en soit rendu là… À se protéger des poursuites possibles de parents, pour des gestes qui ont été commis par un élève de jeune âge… L’école serait accusée de quoi? De ne pas avoir le contrôle sur chacun des élèves? L’important est que l’école intervienne… Non? Quoi qu’on fasse, contrairement à Dieu, nous ne sommes pas partout… donc nous ne pouvons pas tout voir… Tout ça me laisse perplexe…

Où s’en va le monde…

Image prise sur Internet: http://planetquo.net/Various/ritalin_o.jpg

lundi 7 avril 2008

50 stratégies en littératie

Titre : 50 stratégies en littératie, étape par étape
Auteur : Gail E. Tompkins
Traduction : Miville Boudreault
Adaptation : Nicole Gendreau
Éditions : De la Chenelière inc. (Chenelière Éducation)
Lieu de parution : Montréal
Année de parution : 2006
Nombre de pages : 118 pages
ISBN : 2-7650-1096-X
Prix : Entre 25$ et 30$


Résumé
50 stratégies en littératie est un guide qui propose des moyens simples pour accompagner les élèves dans l’appréciation littéraire, que ce soit par la lecture, par l’écriture ou par la communication orale. Chacune des stratégies est décortiquée pour un repère visuel efficace. En un coup d’œil, nous pouvons voir à qui s’adresse la stratégie (élèves de la maternelle à la deuxième année, élèves de la troisième année à la cinquième année, élèves de la sixième année au premier cycle du secondaire), comment se vit cette stratégie (individuel, deux par deux, équipes, l’ensemble des élèves) et de quelle manière le tout pourrait se vivre en classe (modules littéraires, cercles de lecture, ateliers de lecture et/ou d’écriture et modules thématiques).

Parmi les stratégies proposées, en voici quelques-unes : abécédaire, cercle de lecture, chaise d’auteur, courtepointe, formation des mots, journal de lecture, lecture théâtrale, mur de mots, etc.

Critique
Lorsque je me suis procuré ce livre, je savais que je devais enseigner et évaluer l’appréciation littéraire cette année. Comme je ne voulais pas faire toujours le même genre d’activité, j’ai trouvé différentes ressources. Je me suis procuré ce livre car il propose un large éventail d’activités en classe. Certaines s’appliquent plus difficilement dans mon cas, d’autres sont amusantes de par leur présentation.

Ma stratégie préférée ces temps-ci est celle de Boucle d’or. La plupart des élèves connaissent l’histoire de Boucle d’or, mais nous en faisons une lecture collective. Au cours de l’histoire, Boucle d’or prend de la soupe trop chaude, trop froide ou juste bien. On met en relation l’histoire par rapport à sa façon de se choisir un livre de lecture.

Lorsqu’on se prend un livre, il ne faut pas prendre un livre trop facile : un livre trop court, les caractères gros, un livre qui contient trop d’images. Il ne faut pas non plus choisir un livre trop difficile : un livre trop long avec de petits caractères, trop de mots que nous ne sommes pas capable de décoder. Il faut choisir le livre juste bien : il a l’air intéressant, tu as lu d’autres livres de l’auteur, tu sais quelque chose sur le sujet. C’est avec ce genre de lecture que l’on peut progresser.

La présentation est assez sévère et ne donne pas nécessairement le goût de se plonger dans cette lecture. Par contre, certaines idées sont intéressantes et originales. Ce n’est cependant pas mon coup de cœur dans le domaine de la littératie. N’empêche, c’est un très bon livre de référence.

Note : 7/10

dimanche 6 avril 2008

Tel qu'annoncé à la télé

La route verte a été déclarée la plus belle route cyclable selon le National Geographic. Voici ce que Michel Labrecque, (entrevue à RDI le 6 avril à 9h45) avait à en dire :

« La plus belle conquête de la route verte c’est l’asphaltage des accotements sur le réseau routier. Ça, on le doit au ministère des transports. La ministre actuelle, madame Boulet (…) ils sont cyclistes. Ce qui a changé, c’est que la ministre Bachant du tourisme, c’est son activité de loisir. La ministre roule en vélo pis elle est pas poche.. elle roule vite! »

Pour choisir des ministres, il faudrait donc les faire rouler en vélo.. S’ils roulent vite, ils sont pris!

vendredi 4 avril 2008

Petit damier

Une activité toujours gagnante en art plastique est celle présentée ici. Ce projet se fait très bien avec des élèves de quatrième année, cinquième année ou sixième année. Il est assez simple à réaliser, mais il faut prévoir plus d'une période pour faire ce travail, car cela demande beaucoup de minutie! Personnellement, je donne une période pour le commencer, pour ensuite mettre le travail en atelier ou en temps libre.

L'idée de l'oeuvre est de tracer plusieurs petits carrés pour ensuite faire le dessin d'un objet ou d'une personne sur la feuille. L'activité propose de faire le dessin en premier pour ensuite faire les carrés, mais j'ai toujours fait l'inverse. Ce qui est le mieux? Aucune idée.. Peut-être cela n'a-t-il pas d'importance! Lors du coloriage du dessin (je le fais faire avec des crayons de bois, mais il serait possible d'utiliser d'autres matières aussi), les élèves doivent colorier en alternance une couleur foncée et une couleur pâle, pour mettre en évidence les carrés. On voit quelques notions pour obtenir des teintes différentes. On ne le voit pas sur les images que j'ai mises sur le blogue (les feuilles étaient trop grandes pour le numériseur), mais je fais ajouter un cadre à l'oeuvre, en y mettant des motifs. En ce qui concerne l'évaluation, je note l'oeuvre à la compétence "création d'oeuvre médiatique" étant donné que l'élève doit tenir compte de plusieurs éléments.

Pour ceux qui n'auraient pas deviné, l'image de gauche est un micro, celle de droite est une pieuvre et celle ci-dessous est une dame de profil. Tous ces dessins ont été fait cette année par mes élèves de sixième année. Même les plus nuls en art réussissent, de façon générale, bien ce travail.



Suffit de laisser libre court à son esprit artistique!

mercredi 26 mars 2008

Improvisation

Au risque de me répéter, j’enseigne cette année dans une classe de sixième année. Une classe avec un projet particulier, celui des arts et communication. Afin d’avoir un certain bagage lorsque j’ai commencé l’année, je me suis dis que j’allais développer mes compétences en ce qui concerne l’improvisation. Les enfants adorent, chouette, mais il faut que ça soit plus qu’un « je vais aller faire rire les gens à l’avant ».

Afin de bien débuter le tout, j'ai pris des informations au sujet de l’improvisation sur différents sites Web. Je ne pourrais pas passer à côté du site Internet de la LNI., mais mon site de référence a été plutôt le site du SNAPS (Soutien aux Nouvelles Approches pédagogiques au Primaire et au Secondaire). Suite à ce site Internet, j’ai conçu des fiches d’improvisation que j’ai plastifiées. J’ai mis le tout dans une boîte et lorsque la fiche a été utilisée, je la mets dans une autre boîte afin de ne pas reprendre les mêmes cartons. Certains thèmes ont été pris sur le site du SNAPS, d’autres ont été créés par moi ou par des élèves.

Vous pouvez vous procurer ces petites fiches d’improvisation ici!

Bonne impro!

dimanche 23 mars 2008

Ma première classe

Joyeuses Pâques à vous tous!
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Titre : Ma première classe, stratégies gagnantes pour les nouveaux enseignants
Auteur : Teresa Langness
Traduction : Michèle Morin
Adaptation : Hélène Bombardier et Elourdes Pierre
Éditions : Chenelière McGraw-Hill
Lieu de parution : Montréal
Année de parution : 2004
Nombre de pages : 223 pages
ISBN : 2-89461-997-9
Prix : entre 37$ et 42$

Résumé
Dans ce livre se trouve un lot d’informations concernant tout ce qui se passe dans une année scolaire, passant de l’arrivée de l’enseignant dans la classe en début d’année jusqu’à la fin de l’année scolaire.

Ce livre est un support autant à l’enseignant débutant qu’à l’enseignant expérimenté. Il offre plusieurs conseils, permet de penser à tous les petits détails qui pourraient nous échapper. « Ma première classe » aborde plusieurs sujets tels que la préparation à une rentrée scolaire réussie, la gestion du comportement des élèves, l’adhésion des parents à la vie scolaire, l’investissement des élèves dans leurs apprentissages, la constitution d’une communauté apprenante, l’enseignement d’habiletés sociales et la croissance personnelle et professionnelle de l’enseignant.

Critique
Entendons-nous, ce n’est certes pas un livre qui réinvente le monde de l’éducation. Jacqueline Caron avec les livres « Quand revient septembre » a fait un travail similaire il y a déjà quelques années ! Qu’importe si cet ouvrage peut ressembler à un autre, il n’en demeure pas moins intéressant par ses fiches reproductibles abondantes et de qualité.

7/10

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Souvenirs de sa première classe... La réelle à soi, sans enseignant pour t'observer. Je vais avouer que ma première classe, c'est elle qui m'a motivé à continuer en enseignement! J'avais été appelé en début d'année pour remplacer une enseignante qui allait se faire opérer. Bizarrement, on me faisait confiance pour démarer une classe quand pourtant je n'avais pas terminé l'université. Alors sans réelles expériences, j'ai commencé une classe toute neuve en septembre.

Comme c'était motivant et enrichissant. Je sentais que je m'épanouissais, ce que j'avais de la difficulté à faire en stage (manque de confiance en soi, quand tu nous tiens!). J'ai été bien épaulé aussi. L'enseignante que je remplaçais travaillait à quatre jours par semaine et l'autre enseignante avait plus d'expérience que moi... Alors elle m'a montré le nécessaire, sans trop en faire.

Je me souviendrai toujours de cette chance qui est passée sur ma route. Qui sait, je ne serais peut-être pas devenue enseignante!

vendredi 21 mars 2008

Nomme-moi

En plus d'avoir des bibliothèques trop lourdes, j'adore jouer! N'ayez crainte, il n'y a aucune compulsion dans mes jeux! Je suis une fan de jeux amusants et/ou éducatifs. Voici donc mon premier billet concernant ce nouveau thème!

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Nom du jeu : Nomme-moi
Fabriquant : Éditions Gladius International
Prix : Environ 25$

Résumé
Nomme-moi est avant tout un jeu de communication. L’enfant est amené à partager ses goûts, ses intérêts, ses habiletés. Le tout se vit dans une ambiance ludique de par les thèmes un peu plus cocasses : ce qui pue, ce qui fait peur, etc. Ce jeu développe donc des habiletés de communication et il encourage l’échange et l’écoute. Ce jeu contient 108 pastille et un petit drap pour pouvoir les déposer.


Liens avec le programme de formation

Compétences transversales :

  • D’ordre personnel et social : structurer son identité et coopérer;
  • D’ordre de la communication : communiquer de façon appropriée.

Domaines généraux de formation :

  • Santé et bien-être;
  • Orientation et entrepreneuriat;
  • Environnement et consommation (avec certains thèmes).

Éducation préscolaire :

  • Affirmer sa personnalité;
  • Interagir de façon harmonieuse;
  • Communiquer.

Français, langue d’enseignement :

  • Communiquer oralement.

Utilisation en classe
Les pastilles sont jolies et le jeu pourrait se vivre en prenant une pastille par jour. Cette pastille devient donc le sujet du jour lors de la causerie. Cela s’appliquerait très bien aux classes du préscolaire et aux classes du premier cycle.

Personnellement, cette année, je l’utilise avec une classe de deuxième année avec qui je travaille la communication orale une fois par semaine. Je choisis un nombre d’élève par jour. L’enfant pige une carte et fait rouler le dé. Il doit donc me nommer le nombre d’item correspondant au nombre sur le dé. Pour éviter une énumération d’item, l’enfant est amené à expliquer sa pensée : pourquoi ces préférences, y a-t-il une anecdote entourant ce thème, quelque chose que l’enfant veut ajouter, etc. Les autres élèves de la classe peuvent ensuite poser des questions à l’enfant, ce qui l’amène à plus de précision.


Critique
Ce jeu est efficace avec les jeunes élèves. Je ne me vois pas l’utiliser avec les élèves du deuxième ou du troisième cycle… Du moins, pas pour tous les sujets! Sans révolutionner le monde des jeux éducatifs, il est amusant et favorise la discussion afin de mieux connaître nos élèves. Certains diront peut-être même qu’il n’est pas nécessaire d’acheter ce jeu, mais pourquoi fabriquer ce qui est déjà fait et joliment fait?

Note
7.5/10

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Et maintenant? Si nous jouions? Nomme-moi.... 3 choses facile pour toi!

jeudi 20 mars 2008

Léo Latour

À lire le titre, vous vous dites peut-être "De quessé?". J'en ai parlé dernièrement (implicitement) quand je vous ai dit que j'ai présenté un concours scientifique aux enseignants de mon école. Eh bien Léo, c'est lui!


N'a-t-il pas une bouille sympathique? Malgré ses chapeaux "tendance", il a tout un problème... En fait, je dirais surtout qu'il est chargé d'un défi suprême! Mise en situation: les stationnements incitatifs aux abords des stations de trains sont surchargés, ce qui fait que plusieurs personnes doivent prendre leur voiture pour se rendre à Montréal, ce qui n'est pas très bon pour l'environnement. Léo se dit donc qu'il faudrait faire plus de places de stationnement. Malheureusement, le terrain ne peut pas s'agrandir. Léo Latour doit donc faire appel aux élèves pour qu'ils puissent trouver LA solution. Grâce à un premier document PowerPoint, on questionne l'élève à savoir s'ils ont des idées pour Léo. Quoi faire pour mettre plus de places de stationnement sur le même terrain? Certains élèves pensent donc qu'il serait probablement possible de faire des tours! À quoi ça ressemble des tours? Comment est-ce fait? Le document PowerPoint montre ensuite aux élèves un Top 10 des tours les plus grandes. On y explique la base de la gravité, on prend conscience que certaines formes géométriques sont plus utilisées que d'autres dans la construction d'une tour, etc. Au bout de toutes les activités, les élèves doivent concevoir et bâtir la tour la plus haute pouvant supporter le poids le plus lourd, tout ça avec des pailles et de la pâte à modeler!

Plusieurs documents sont disponibles pour les enseignants. Tout d'abord, il y a le guide du maître qui expliquent certaines activités à faire avant l'activité qui mènera les élèves au concours. Ces activités sont différentes d'un cycle à l'autre. Par ces activités, les élèves comprendront l'effet de gravité, comprendront qu'une base solide est essentielle au maintient d'une tour et comprendront qu'une tour formée de triangles sera plus solide. Pour accompagner ces activités, on peut remettre aux élèves un document qu'il devra remplir tout au long du processus. Il y en a deux existants: le premier est pour les élèves du préscolaire et du premier cycle et le deuxième est pour les élèves du deuxième cycle et du troisième cycle.

Si vous souhaitez participer au concours, informez-vous à votre conseiller pédagogique. Ce concours a été créé par le groupe coopératif de la région de Laval, des Laurentides et de Lanaudière avec la collaboration de la commission scolaire de la Pointe-de-l'Ile. Les commissions scolaires de ces régions doivent donc certainement participer. Pour les autres, informez-vous ou sinon, faites le pour le simple plaisir de la science!

mercredi 19 mars 2008

Incendie à l'école secondaire André-Laurendeau

Selon cyberpresse, un incendie s'est déclaré à l'école secondaire André-Laurendeau, sur la rive-sud de Montréal. Le journal rapporte: "Caroline Poirier Parisé était aux premières loges quand le feu s'est déclaré, peu après 14h, probablement dans le toit de l'une des classes d'art dramatique".

Les esprits étaient-ils surchauffés? À voir ce vidéo sur Youtube, ou encore mieux celui-ci, les étudiants ont pu laisser libre cours à tout leur potentiel artistique!

lundi 17 mars 2008

Portfolio en art plastique

Comme je l'ai dit à quelques reprises, j'enseigne dans plusieurs classes, dont une classe de sixième année. Cette classe en est une d'option Arts et Communication. Lors de ma journée de prise en charge du groupe, j'assume en grande partie cette option étant donné que j'enseigne les arts plastiques, l'art dramatique (entre autre) et que je me garde toujours une période pour un projet quelconque.

C'est un projet motivant que d'avoir une classe avec ce projet, mais cela demande beaucoup de travail. Comme je n'ai pas un grand bagage en terme d'activités artistiques, j'ai décidé de prendre une formation en arts plastiques. Cette formation m'aide beaucoup à comprendre le programme de formation et me donne des idées d'activités stimulantes.

Pour bien entamer cette rubrique, je vous présente le portfolio que j'ai privilégié pour l'art plastique. Ce n'est peut-être pas très artistique, mais c'était pour voir le résultat que cela pouvait donner! :)

Il s'agit donc d'un portfolio dans un duo-tang. J'ai tout simplement utilisé de la gouache et un pinceau fin pour peindre le dessus du duo-tang. Dans mon cas, le duo-tang était plastifié, mais un duo-tang mat aurait pu faire l'affaire. J'ai aussi ajouté du relief autour du cadre du duo-tang, fait avec de la peinture en relief Pébéo (petit tube disponible entre autre chez Omer Deserres). À noter que les tubes argent et or, ça tache! Une élève a fait exploser le tube, il y a eu un dégât sur le plancher et nous avons de belles traces d'or sur le plancher maintenant!

J'avais laissé les élèves libres de faire la peinture de leur choix... Je me disais que le portfolio devrait leur ressembler, selon leurs goûts et intérêts... Il faut croire que l'inspiration n'était pas au rendez-vous! Si c'était à recommencer, le thème serait "L'art et ses objets". Ils pourraient donc peindre des pinceaux, des toiles, des artistes à l'oeuvre, etc. Je trouve l'idée du duo-tang intéressante, car nous pouvons ajouter des documents comme bon nous semble, mais il y a aussi quelques inconvénients. Je dois découper à la tranche les feuilles Studio à l'avance, car son format est plus grand que le duo-tang. Je dois acheter des feuilles transparentes au lieu de pochettes transparentes car ces dernières dépassent du duo-tang, ce qui m'agace profondément. Le résultat est tout de même bien, mais j'utiliserais peut-être un cartable avec pochette transparente sur le dessus la prochaine fois!

Comment reconnaître un enseignant?

De répondre à la tague de P'tite maîkress, ça m'a fait penser à un document que j'ai lu sur le fait de "Comment reconnaître un enseignant". Avec le temps, j'ai ajouté certaines manies de prof et j'ai fait quelques changements aussi. Alors voici en vrac ce que ça donne:
  • Tu peux entendre 20 voix derrière toi et tu sais exactement qui dit quoi.
  • Tes propres enfants lèvent la main pour parler à l’heure du souper.
  • Tu achètes des souliers confortables parce que tu sais que tu devras les endurer toute une journée debout.
  • Ton plaisir inavoué est de plastifier des affiches et savoir qu’elles vont durer longtemps.
  • Tu marches dans un centre d’achat et tu entends « C’est Monsieur/Madame ______ », alors tu sais que tu as été remarqué.
  • À chaque fois que tu vas au photocopieur, tu te demandes si tu auras le temps de photocopier tout ce que tu souhaites, sans que le photocopieur ne brise.
  • Tu sais que tu as deux moments pour aller à la toilette : pendant l’heure du dîner et à la fin de la journée.
  • Tu penses à tes élèves le soir et la fin de semaine.
  • Tu gardes tous les petits bouts de craies en te disant que ça va te servir à quelque chose plus tard.
  • Tu dois faire le ménage de tes classeurs une fois par année parce que tu sais que tu gardes bien des trucs qui ne te serviront jamais.
  • Tu prends ce qui passe dans les poubelles parce que tu sais que cela pourra te servir lors d’un bricolage quelconque.
  • Tu veux dire ta façon de penser à la prochaine personne qui dit « Vous êtes bien avec un horaire de 8h à 15h, en plus des deux mois de vacances l’été ».
  • Tu n’habites pas dans le même secteur d’où tu travailles parce que tu ne veux pas te faire voir en pyjama le samedi matin en prenant ton journal.
  • Tu reçois plus de 5 boîtes de chocolat à Noël.
  • Tu as de la craie sur toi lorsque tu entres à la maison le soir.
  • Tu as une multitude de collants dans ton pupitre.
  • Tu peux prévoir les tempêtes de neige sans regarder MétéoMédia et les pleines lunes sans l’aide du calendrier.
  • Tu apportes ton sac à la maison pour pouvoir travailler sur des trucs que tu n’as pas eu le temps de faire à l’école.
  • À chaque fois que tu vois un garçon dérangeant dans un centre d’achat, tu te demandes comment il agit en classe.
  • Tu n’es plus capable de reconnaître des erreurs de base après 6 heures de correction d’affilées.
  • Tu dépenses plus d’argent pour ta classe que pour toi-même.
  • Tu t’habilles toujours proprement pour faire des commissions… Tu pourrais rencontrer des parents d’élèves.
  • Les magasins du Dollar sont l’endroit où tu vas le plus souvent.
  • Tu penses que la caféine devrait être disponible par intraveineuse.
  • Tu ne peux pas passer à côté d’une papeterie sans aller y voir les articles scolaires.
  • Tu connais les meilleures marques de crayons, de taille-crayon, de cahiers lignés. Tu en connais toutes les spécificités.
  • Tu demandes à ta famille de garder tous les plats en plastique et en vitre pour ta classe.
  • Tu crois en l’effet du Ritalin.
  • Tu mets la faute de ta mauvaise humeur sur le dos de tes menstruations et tu plains secrètement tes élèves de t’endurer.
  • Tu es très énervé lorsqu’on annonce une tempête de neige à l’avance.
  • Tu sais ce que ça veut dire TC, TIC, EHDAA, TED, DFGJ.
  • Tu as tenté de faire le clown à l’avant pour réveiller les élèves.
  • Tu es accroc au Purell.
  • Tu pourrais commencer une collection de chandelles.
  • Tu as plusieurs code à te souvenir : code réseau Internet, imprimante, courriel, groupwise, etc.
  • Tu connais les avantages et les désavantages des tableaux verts par rapport aux tableaux blancs.
  • Il y a certains noms que tu ne donneras pas à tes enfants parce que tu as vu trop d’élèves tannants porter ce nom.
  • Tu corriges les fautes d’orthographe sur les menus du restaurant.Tu te poses des questions sur ta propreté tant tu reçois de savons en cadeau.

Si vous avez d'autres idées, ne vous gênez pas!

Six manies de prof

De l'autre côté de l'océan, P'tite maikress m'a envoyé cette tague. Je réponds donc aujourd'hui à l'appel, qui nous demande de livrer nos six manies de prof.
  • Lorsque j'enseigne, j'ai la fâcheuse habitude de terminer une leçon et de laisser mes cahiers et feuilles sur le pupitre, en me disant que je ramasserai à la fin de la journée. Ce qui fait qu'à la fin de la journée, mon bureau est recouvert d'une montagne de paperasse. Disons que je ne suis peut-être pas un modèle pour les élèves, à qui je demande d'avoir un pupitre libre et vide. Mais bon, à ma défense, contrairement à eux, je ne passe pas la journée à mon pupitre!
  • Tant qu'à parler bordel (en parlant ménage.. évidemment!), je vais aussi avouer que je me laisse plutôt trainer à la maison! Surtout depuis que j'enseigne dans quatre classes différentes. Je prends certaines choses de la deuxième année que je mets dans mon sac, que j'enlève de mon sac le soir même pour y mettre les trucs de quatrième année. Entre temps, les effets de la deuxième année ne sont pas rangés et ainsi de suite. On n'a jamais assez de place à la maison lorsqu'on est enseignant!
  • Lorsque je vais dans des endroits de livres usagés, j'en achète certainement au moins un pour les élèves. C'est fou la qualité de ce qu'on peut trouver à un prix très abordable! Je vais entre autre dans une ressourcerie, où il y a une grande quantité de jeux éducatifs et beaucoup de livres pour enfants. Pour vous donner un exemple, les romans de la courte échelle (pour les plus jeunes lecteurs) sont à 1$!
  • Je pense certainement trop à mes élèves à la maison. Je dois dire que cette année est quand même différente des autres. Par les années passées, je pensais aux élèves en terme de comportement: "Samuel n'est vraiment pas à ses affaires.. qu'est-ce que je pourrais faire pour l'aider...". Cette année, la relation avec les élèves est moins "importante" (dans le sens où le lien affectif est moins grand) que par les années antérieures, étant donnée que je suis dans leur classe une journée par semaine. Toujours est-il que je pense quand même à l'école à la maison... Mais disons que cette année, c'est plutôt au niveau des activités.
  • Je plastifie beaucoup de mon matériel, en me disant que ça va certainement m'être utile plus tard!
  • Dans tous les magasins, je me dirige dans le coin scolaire pour voir ce qui existe de nouveau ou de diférent.

Je n'aime tellement pas taguer d'autres personnes... Mais bon, si vous voyez cette page et que ça vous intéresse, voici les personnes taguées: Hortensia, Un autre prof, la marâtre, Safwan, le professeur masqué, Gooba, Dobby, Enidan et toi qui viens de lire ceci!

vendredi 14 mars 2008

Carnet d'écoute musicale

Cette semaine a été très chargée dans mon cas: rencontre de profs mardi (où j'ai présenté un concours scientique... je vous en reparle prochainement), "gossage" de note de bulletin mercredi... (alléluia, le bulletin est déjà derrière moi).

Hier soir, nous sommes allés voir un spectacle de musique et je vais vous avouer qu'on ne savait pas réellement à quoi s'attendre. Il y a déjà un an, nous nous sommes inscrits mon copain et moi à plusieurs représentations culturelles dans une salle de spectacle pas très loin de chez nous. Lorsque nous avions reçu le dépliant de la programmation, nous avons choisi quelques spectacles de musique (de tous les genres), quelques pièces de théâtre, un humoriste et un spectacle de danse (ouuuuuuu j'ai réussi à y amener mon copain, c'est pas rien!). Ce qui nous a poussé à se payer ce luxe, c'est que nous aimons beaucoup la découverte. Nous n'avons pas été déçu hier non plus!


Nous sommes allés voir Hiromi. C'est une pianiste japonaise qui joue essentiellement de la musique jazz. Elle était accompagnée d'un bassiste, d'un batteur et d'un guitariste. C'était enlevant comme spectacle (surtout la première partie). On sent que tous les musiciens vivent de musique et par la musique. On sent tellement que la musique vibre en eux. Je vais avouer que leurs expressions faciales sont assez impressionnantes! Hiromi dégage une joie de vivre et c'est tout-à-fait impossible de la regarder jouer sans répondre à ses nombreux sourires. Hiromi est une artiste de talent qui va certainement être bien plus connue prochainement que ce qu'elle est présentement! Pourtant, elle voyage et joue déjà partout à travers le monde.



Hiromi - Desert on the Moon






Un de mes plaisirs dans la vie est la musique. J'adore connaître de nouvelles choses. Comme enseignante, je m'en sers aussi. Je me sers de la musique pour expliquer certaines choses, que ce soit au niveau du français que de simples connaissances sur différentes origines. Je fais donc écouter à mes élèves différents styles musicaux. Hiromi leur sera certainement présentée!


Pour soutenir l'écoute musicale, j'ai bâti un carnet d'écoute musicale (que vous retrouverez ici). Ça a plutôt l'air laid sur la photo... Mais pourtant, ce n'est pas si pire que ça! Sur ces fiches, l'élève peut écrire le nom du chanteur ou du groupe, la pièce musicale entendue, le titre de l'album, l'année de parution, ses impressions et des informations. Le trou que vous pouvez voir sur la deuxième page (dans la colonne de droite) est voulue. Je fais imprimer une image que l'enfant peut coller à cet endroit. Pour terminer, l'enfant peut laisser une trace qui dit s'il a aimé ou non ce qu'il a entendu. J'ai fait imprimer ce document seulement en mode recto. De cette manière, je peux faire coller des paroles de chansons, des images, des notes spéciales sur le verso de la page précédente.
Prochainement, je vous ferai part de certaines pièces que j'ai fait découvrir à mes élèves. Je vous donnerai aussi toute l'information que je donne aux élèves. Ça me permettra d'en garder des traces écrites, en plus de vous partager mes coup-de-coeur musicaux!

mercredi 12 mars 2008

Parent à la rescousse!

Pour faire un lien avec le billet précédent, lorsque j'étais à l'Université, nous avons eu un cours de didactique de français axé sur la lecture. Je trippais sur ce cours qui me forçait à être créative, à inventer, à concevoir de nouveaux trucs. Nous étions tellement emballées mon amie et moi que nous nous sommes même absentées du cours pour travailler sur un travail de session. Pas par manque de temps. Nous étions simplement trop "prise" par ce projet! Nous avions élaboré un manuel pour l'élève qui l'amènerait à travailler les sons. Nous avions créé notre personnage (qui s'appelle Alpha.. logique.. pour l'alphabet) qui était créé avec des lettres. Mon frère nous avait aidé à la conception. J'ai même créé une chanson d'alphabet sur un air de Mario Bros, chanson que j'ai aussi enregistré, rien de moins! Mon copain a fait la lecture au micro de quelques histoires que nous avions créé. C'est beau avoir un entourage! Lors de période d'évaluation avec la direction, on me demande toujours "Où te vois-tu dans 10 ans?"... Certainement en train de créer quelque chose, ça c'est certain.


Ce que je voulais vous présenter aujourd'hui est un travail que nous avions fait, mon amie et moi. Ce n'est certainement pas le meilleur (nous avions mis tellement de temps sur Alpha que nous ne voulions pas nous embarquer dans un autre travail d'une telle envergure), mais il reste que les idées pourraient être regroupées et données aux parents en début d'année. Nous l'avions conçu en forme de calendrier, pour faire remarquer aux parents qu'il est possible d'aider son enfant en lecture, de le motiver à le faire, de lui donner l'exemple tout au long de l'année. Pour ceux que ça intéresse, vous pourrez retrouver le document ici!