Je n'ai pas eu une rencontre de parents, pas deux rencontres de parents, mais bien trois rencontres de parents! Mon statut particulier d'enseignante à 20% de tâche dans différentes classes a demandé plusieurs rencontres! C'était exigeant (surtout en terme de temps, parce que je ne pouvais pas retourner chez moi entre la fin des classes et la rencontre), mais c'était amusant. C'était amusant de voir toute la différence des rencontres de parents, de par la dynamique, de par l'enseignant qui présente la rencontre.
Je vais avouer que mon rôle est très minime dans ce genre de soirée. Tout de même, je me suis fais applaudir lors de ma présentation du groupe de sixième année. Pas par les enfants (ils ne me connaissent même pas encore), mais par des parents. Qui peut se vanter de ça? Je crois que les parents étaient assez réceptifs me concernant, toutes classes confondues. Surtout que c'est de plus en plus fréquent les enseignants à 80%.
Nous avons eu notre rencontre du personnel concernant les fameux bulletins. Laissez-moi vous dire que ça va être joyeux! La direction a donné un temps de lecture et un temps pour digérer l'information et nous reviendra là-dessus mercredi prochain. Par chez moi, les enseignants ne sont pas contre... Mais c'est tellement "pitché" comme informations.
lundi 24 septembre 2007
dimanche 2 septembre 2007
Ma rentrée scolaire
Voilà, la pire semaine est passée! Je dis pire semaine, car comme j'ai trois classes et aucun local, le stress est là longtemps!
Tout d'abord, le déjeuner d'entrée. Il se déroulait dans une crêperie rustique de mon quartier de jeunesse. Sur place, j'y ai reconnu plusieurs visages familiers. Plusieurs me lançait des "Ah! Tu es de retour avec nous?!?". Eh oui! Vient le temps d'expliquer à qui veut l'entendre ce que j'allais faire durant la prochaine année. J'ai fait la connaissance de Prof Nouvelle Maman. Elle est jeune dans le métier, mais vieille sur la liste de priorité. Nous ne nous connaissions pas avant, mais nous avons beaucoup placoté au resto. C'est chouette les regroupements de jeunes lors de ce genre de rencontre... Parce que sinon, on se sent un peu à l'écart avec les "Ah oui? Pis? Es-tu allé camper avec Gilbert?".
Au resto, j'ai rencontré brièvement les deux enseignantes que j'allais remplacer. Je les connaissais toutes les deux. Une me connaissait , mais pas l'autre. La première ne m'inquiètait pas... Mais j'avais entendu de drôles de choses concernant la deuxième enseignante.
Suite au resto, je les rencontre. La rencontre se passe bien avec la première enseignante. Elle me dit qu'elle ne sait pas encore trop trop ce qu'elle souhaite me faire faire avec les élèves, tout en m'expliquant que l'année dernière, elle était en première année et que cette année, elle fait la deuxième année. Elle a besoin de mieux savoir ce qu'elle doit faire pour savoir ce que moi je peux faire. Elle me présente les enfants qu'elle a connu l'année dernière et qui seront dans sa classe cette année aussi. Nous nous promettons donc de nous revoir.
La deuxième enseignante m'inquiètait un peu plus... Elle avait une réputation d'une personne sévère (pas nécessairement dans le bon sens) et d'une personne profiteuse. Jusqu'à maintenant, je n'ai pas un mot à dire contre elle. Elle a été très gentille à mon égard. Faut dire que j'avais forcé le destin en l'aidant à installer sa classe (ménage et bricolage en vu de la rentrée... ce qu'elle a fort apprécié). Elle aussi est nouvelle de son niveau... elle aussi ne sait pas trop encore quoi me faire faire... Je le saurai un peu plus tard!
J'y ai aussi rencontré une enseignante à qui je jasais du temps de mon stage. Changement de niveau dans son cas aussi, elle est passée de la quatrième année à la sixième année. C'est une enseignante qui a l'air sévère, mais qui est très sympathique. Au début de la journée, elle m'a même parlé à part: "Catherine, si tu as besoin d'un endroit plus calme où travailler, ne te gêne pas, viens travailler dans ma classe. On se mettra de la musique." Je n'y suis pas allé, mais j'avais vraiment apprécié l'invitation. C'est le problème des personnes à contrat comme moi, d'avoir des 20% de tâche dans différentes classes... On ne sait jamais trop où aller et où s'installer.
Le lendemain, je suis allée rencontrer l'enseignante de l'autre école (l'école où j'avais échoué mon stage). Avant de la rencontrer, je lui avais parlé au téléphone. À la fin de la conversation, elle me dit: "Messemble qu'on se connaît". Son nom ne me disait rien. Elle me nomme ensuite les écoles où elle était auparavant. Je la replace: je l'ai déjà remplacé. Elle avait un groupe de cinquième assez heavy. Elle me dit alors: "Tu étais une des rares enseignantes à réussir auprès de mes élèves... Ça part bien". Je l'ai rencontré. Idem que pour les autres enseignantes... Nouvellement en deuxième année, elle ne sait pas non plus ce que je vais leur faire faire. Beaucoup de rencontres infructueuses!
Pour la journée de la rentrée, j'étais présente sur place, mais je n'ai pas pris ma classe du mercredi, la laissant à l'enseignante. Je suis donc allée simplement me présenter.
Ma rentrée officielle s'est donc faite jeudi dernier, dans une classe de deuxième année. Je vais avouer que la classe était assez rock and roll. Je ne sais pas si c'est l'effet rentrée qui les énervait de la sorte le lemdemain, mais c'était quelque chose! J'espère bien que j'aurai plus de contrôle sur le placotage la semaine prochaine. J'ai profité de la journée pour aller parler à la direction. Je voulais qu'il apprenne de ma propre bouche que j'avais déjà échoué un stage dans cette école. La rencontre s'est faite plus émotive que ce que j'aurais voulu.. Mais bon, je suis contente de l'avoir fait. Comme je le croyais, il était déjà au courant, mon ancienne enseignante devenue directrice le lui avait dit. Il a vraiment été gentil et a trouvé les bons mots pour que je me sente la bienvenue quand même. Il m'a dit de ne pas m'en faire, que certaines personnes ne sont pas faites pour être jumelées ensemble, que j'ai réussi deux stages par la suite et que je suis encore dans le milieu. Pour lui, tout ça, c'était suffisant. Je lui ai aussi montré ma dernière feuille d'évaluation de mon ancienne école. C'est tellement favorable à mon égard qu'il n'a pu faire autrement que de hocher la tête en me souhaitant la bienvenue dans l'école.
J'ai ensuite connu ma classe de quatrième année. Ce sont des amours. En plus d'être des amours, ils ne sont que 22! Dire que j'en avais 29 dans ma classe l'année d'avant. Un peu placoteux pendant les transitions.. mais c'est leur seul défaut! Une prof dans la blogosphère disait: "êtes-vous dans votre lune de miel?" (Désolé... Je ne me souviens plus qui). C'est avec eux que je passe ma lune de miel!
La semaine prochaine, je connaîtrai mon autre classe de deuxième année.
Bonne nouvelle, il y a un autre 20% qui m'attend prochainement. L'école avait perdu son RÉAPROF... Alors l'annonce officielle devrait être faite prochainement. C'est vraiment génial, moi qui m'attendais seulement à un 60%... 80% dont trois jours dans la même école... Ça commence à avoir bien du sens! :) Défi de taille, c'est une classe ayant pour volet: "Art et culture". L'école favorise beaucoup le théâtre dans la classe... et c'est moi qui en sera en charge!
Petite perle pour terminer ce message:
Je surveillais sur la cours de récréation. Un garçon de maternelle est en vélo avec son frère de deuxième année (que je n'ai pas encore rencontré). Je leur demande de descendre de leur vélo pour passer sur la cours de récréation. Le garçon le plus vieux dit à son frère: "Regarde, c'est ma deuxième professeur". Il se retourne et me dit en souriant: "Allô!". Je le trouvais vraiment trop mignon.
Tout d'abord, le déjeuner d'entrée. Il se déroulait dans une crêperie rustique de mon quartier de jeunesse. Sur place, j'y ai reconnu plusieurs visages familiers. Plusieurs me lançait des "Ah! Tu es de retour avec nous?!?". Eh oui! Vient le temps d'expliquer à qui veut l'entendre ce que j'allais faire durant la prochaine année. J'ai fait la connaissance de Prof Nouvelle Maman. Elle est jeune dans le métier, mais vieille sur la liste de priorité. Nous ne nous connaissions pas avant, mais nous avons beaucoup placoté au resto. C'est chouette les regroupements de jeunes lors de ce genre de rencontre... Parce que sinon, on se sent un peu à l'écart avec les "Ah oui? Pis? Es-tu allé camper avec Gilbert?".
Au resto, j'ai rencontré brièvement les deux enseignantes que j'allais remplacer. Je les connaissais toutes les deux. Une me connaissait , mais pas l'autre. La première ne m'inquiètait pas... Mais j'avais entendu de drôles de choses concernant la deuxième enseignante.
Suite au resto, je les rencontre. La rencontre se passe bien avec la première enseignante. Elle me dit qu'elle ne sait pas encore trop trop ce qu'elle souhaite me faire faire avec les élèves, tout en m'expliquant que l'année dernière, elle était en première année et que cette année, elle fait la deuxième année. Elle a besoin de mieux savoir ce qu'elle doit faire pour savoir ce que moi je peux faire. Elle me présente les enfants qu'elle a connu l'année dernière et qui seront dans sa classe cette année aussi. Nous nous promettons donc de nous revoir.
La deuxième enseignante m'inquiètait un peu plus... Elle avait une réputation d'une personne sévère (pas nécessairement dans le bon sens) et d'une personne profiteuse. Jusqu'à maintenant, je n'ai pas un mot à dire contre elle. Elle a été très gentille à mon égard. Faut dire que j'avais forcé le destin en l'aidant à installer sa classe (ménage et bricolage en vu de la rentrée... ce qu'elle a fort apprécié). Elle aussi est nouvelle de son niveau... elle aussi ne sait pas trop encore quoi me faire faire... Je le saurai un peu plus tard!
J'y ai aussi rencontré une enseignante à qui je jasais du temps de mon stage. Changement de niveau dans son cas aussi, elle est passée de la quatrième année à la sixième année. C'est une enseignante qui a l'air sévère, mais qui est très sympathique. Au début de la journée, elle m'a même parlé à part: "Catherine, si tu as besoin d'un endroit plus calme où travailler, ne te gêne pas, viens travailler dans ma classe. On se mettra de la musique." Je n'y suis pas allé, mais j'avais vraiment apprécié l'invitation. C'est le problème des personnes à contrat comme moi, d'avoir des 20% de tâche dans différentes classes... On ne sait jamais trop où aller et où s'installer.
Le lendemain, je suis allée rencontrer l'enseignante de l'autre école (l'école où j'avais échoué mon stage). Avant de la rencontrer, je lui avais parlé au téléphone. À la fin de la conversation, elle me dit: "Messemble qu'on se connaît". Son nom ne me disait rien. Elle me nomme ensuite les écoles où elle était auparavant. Je la replace: je l'ai déjà remplacé. Elle avait un groupe de cinquième assez heavy. Elle me dit alors: "Tu étais une des rares enseignantes à réussir auprès de mes élèves... Ça part bien". Je l'ai rencontré. Idem que pour les autres enseignantes... Nouvellement en deuxième année, elle ne sait pas non plus ce que je vais leur faire faire. Beaucoup de rencontres infructueuses!
Pour la journée de la rentrée, j'étais présente sur place, mais je n'ai pas pris ma classe du mercredi, la laissant à l'enseignante. Je suis donc allée simplement me présenter.
Ma rentrée officielle s'est donc faite jeudi dernier, dans une classe de deuxième année. Je vais avouer que la classe était assez rock and roll. Je ne sais pas si c'est l'effet rentrée qui les énervait de la sorte le lemdemain, mais c'était quelque chose! J'espère bien que j'aurai plus de contrôle sur le placotage la semaine prochaine. J'ai profité de la journée pour aller parler à la direction. Je voulais qu'il apprenne de ma propre bouche que j'avais déjà échoué un stage dans cette école. La rencontre s'est faite plus émotive que ce que j'aurais voulu.. Mais bon, je suis contente de l'avoir fait. Comme je le croyais, il était déjà au courant, mon ancienne enseignante devenue directrice le lui avait dit. Il a vraiment été gentil et a trouvé les bons mots pour que je me sente la bienvenue quand même. Il m'a dit de ne pas m'en faire, que certaines personnes ne sont pas faites pour être jumelées ensemble, que j'ai réussi deux stages par la suite et que je suis encore dans le milieu. Pour lui, tout ça, c'était suffisant. Je lui ai aussi montré ma dernière feuille d'évaluation de mon ancienne école. C'est tellement favorable à mon égard qu'il n'a pu faire autrement que de hocher la tête en me souhaitant la bienvenue dans l'école.
J'ai ensuite connu ma classe de quatrième année. Ce sont des amours. En plus d'être des amours, ils ne sont que 22! Dire que j'en avais 29 dans ma classe l'année d'avant. Un peu placoteux pendant les transitions.. mais c'est leur seul défaut! Une prof dans la blogosphère disait: "êtes-vous dans votre lune de miel?" (Désolé... Je ne me souviens plus qui). C'est avec eux que je passe ma lune de miel!
La semaine prochaine, je connaîtrai mon autre classe de deuxième année.
Bonne nouvelle, il y a un autre 20% qui m'attend prochainement. L'école avait perdu son RÉAPROF... Alors l'annonce officielle devrait être faite prochainement. C'est vraiment génial, moi qui m'attendais seulement à un 60%... 80% dont trois jours dans la même école... Ça commence à avoir bien du sens! :) Défi de taille, c'est une classe ayant pour volet: "Art et culture". L'école favorise beaucoup le théâtre dans la classe... et c'est moi qui en sera en charge!
Petite perle pour terminer ce message:
Je surveillais sur la cours de récréation. Un garçon de maternelle est en vélo avec son frère de deuxième année (que je n'ai pas encore rencontré). Je leur demande de descendre de leur vélo pour passer sur la cours de récréation. Le garçon le plus vieux dit à son frère: "Regarde, c'est ma deuxième professeur". Il se retourne et me dit en souriant: "Allô!". Je le trouvais vraiment trop mignon.
samedi 25 août 2007
Suis-je une gagnante du bingo?
Toute une journée que celle du bingo...
La journée a commencé, tout doucement, par ma grasse-matinée relaxe. Une amie et moi nous étions donné rendez-vous pour aller manger un brin avant la "fameuse" rencontre. Bla-bla conventionnel de profs avant la dite rencontre. On se posait des questions quant à la liste des postes à offrir... Nous ne l'avions pas reçue. Tant pis, si loin dans la liste (elle 201e et moi 216e), nous n'étions pas trop stressées.
L'heure avance, il y a de plus en plus de monde au resto. Nous sommes même capables de reconnaître des professeurs que nous ne connaissons pas dans le resto. Prof typique avant la rencontre: jamais seule, bien habillée, avec un portfolio dans les mains. Mon amie me pointe du menton deux supposés profs. Probable... Mais je ne connais pas. Erreur.
Une des filles me dit: "Salut, ça va?"
En moi-même: Qui est-elle? Qui est-elle? Qui est-elle?
Moi s'adressant à elle: "Ça va! Et toi?
La fille: "Ça va! Tu vas à la rencontre d'affectation?"
En moi-même: Qui est-elle? Qui est-elle? Qui est-elle?
Moi s'adressant à elle: "Oui. Toi aussi?"
La fille: "Oui, j'y vais aussi" avec une petite discussion de départ.
Sa copine et elle s'assoient près de notre table.
Discrètement, je mentionne à mon amie que je ne la replace pas du tout... C'est bien moi.
Nous quittons le resto pour nous rendre tôt à la salle de la rencontre. Les documents ne sont pas encore disponible. Nous commençons à voir des gens que nous connaissons, dont une prof qui était à notre école l'an dernier (une précaire) qui est maintenant directrice adjointe. Pas mauvais de la connaître, on ne sait jamais!
On commence à blablater, dire qu'on vient ici seulement pour zieuter.
Erreur.
Plusieurs nous disent leur doute, qu'il restera probablement certaines petites choses à la fin. Nerveusement, nous allons chercher le document (enfin arrivé) et nous commençons à faire nos choix hypothétiques. Difficile de faire des choix à la dernière minute et avec le bruit ambiant de 300 profs qui placotent. On l'a fait du mieux que nous pouvions... et on verra!
Les portes de la salle ouvrent avec un peu de délai. Faut pouvoir aller s'asseoir à un endroit où nous verrons les inscriptions du projecteur. Notre place de choix étant faite, nous pouvons observer la salle.
Nous sommes dans une salle assez vaste, assez belle avec des chaises qui pourraient être confortables, même pas pour les quatre heures que nous y avons passées. Les employés de Samson, Belair, Deloite et Touch semblent même présents, parce qu'il y a une lignée de spécialistes face à leur ordinateur qui est face à l'écran principal. Yves Corbeil n'étant pas disponible (je suppose), un homme d'encan s'occupe de nous divertir et d'assurer le suivi entre eux et nous. Deux micros sont positionnés dans deux rangées afin de connaître nos offres.
Dans la salle, on y voit des visages souriants (probablement les premières personnes sur la liste) et surtout des visages nerveux. Les gens du préscolaire débutent, ça nous donne donc un temps d'observation. Quarante minute plus tard, c'est notre tour. On nous dit qu'il y a beaucoup de postes en voie de permanence cette année (Ouuuu la la... 17). Nous applaudissons ceux qui y ont droit cette année, en pensant que nous, ça nous prendra au moins 8 ans avant d'y accéder.. tant pis!). Plusieurs postes sont pris, mais ne s'oiccuperont pas, dû aux gros ventres de mamans.
Malheur, je vois une enseignante que j'ai déjà eu comme maître-associé... Celle avec qui j'ai échoué. Je me renseigne et apprends qu'elle est directice. Où? J'ai besoin de savoir... Je ne veux pas y aller. Enfin, je sais.
Telle une star, mon amie est appelé au micro. Elle passe. Quelques-uns ont déjà passé leur tour avant elle et d'autres le font après elle. Arrivé à mon tour, environ 25 personnes ont passé. Il me reste un choix apprécié encore dans mon tas de feuille. Rien de bien impressionnant: 40% dans une école et 20% dans une autre. Par contre, les deux écoles sont dans la même ville. Pour l'école du 40%, c'est un milieu que je connais bien, car j'y ai fait un stage avec succès et c'est ce directeur qui m'a passé en entrevue. Pour le 20%, c'est l'école où j'avais échoué mon stage... L'enseignante n'y étant plus....
Qu'est-ce que je fais?
Je me rends au micro.
Qu'est-ce que je fais?
Je vais prendre le regroupement 114 (fictif).
Voilà... Je l'ai pris. Est-ce une bonne chose? Je ne le savais pas. On verra! Je vous raconterai ma rentrée prochainement.
La journée a commencé, tout doucement, par ma grasse-matinée relaxe. Une amie et moi nous étions donné rendez-vous pour aller manger un brin avant la "fameuse" rencontre. Bla-bla conventionnel de profs avant la dite rencontre. On se posait des questions quant à la liste des postes à offrir... Nous ne l'avions pas reçue. Tant pis, si loin dans la liste (elle 201e et moi 216e), nous n'étions pas trop stressées.
L'heure avance, il y a de plus en plus de monde au resto. Nous sommes même capables de reconnaître des professeurs que nous ne connaissons pas dans le resto. Prof typique avant la rencontre: jamais seule, bien habillée, avec un portfolio dans les mains. Mon amie me pointe du menton deux supposés profs. Probable... Mais je ne connais pas. Erreur.
Une des filles me dit: "Salut, ça va?"
En moi-même: Qui est-elle? Qui est-elle? Qui est-elle?
Moi s'adressant à elle: "Ça va! Et toi?
La fille: "Ça va! Tu vas à la rencontre d'affectation?"
En moi-même: Qui est-elle? Qui est-elle? Qui est-elle?
Moi s'adressant à elle: "Oui. Toi aussi?"
La fille: "Oui, j'y vais aussi" avec une petite discussion de départ.
Sa copine et elle s'assoient près de notre table.
Discrètement, je mentionne à mon amie que je ne la replace pas du tout... C'est bien moi.
Nous quittons le resto pour nous rendre tôt à la salle de la rencontre. Les documents ne sont pas encore disponible. Nous commençons à voir des gens que nous connaissons, dont une prof qui était à notre école l'an dernier (une précaire) qui est maintenant directrice adjointe. Pas mauvais de la connaître, on ne sait jamais!
On commence à blablater, dire qu'on vient ici seulement pour zieuter.
Erreur.
Plusieurs nous disent leur doute, qu'il restera probablement certaines petites choses à la fin. Nerveusement, nous allons chercher le document (enfin arrivé) et nous commençons à faire nos choix hypothétiques. Difficile de faire des choix à la dernière minute et avec le bruit ambiant de 300 profs qui placotent. On l'a fait du mieux que nous pouvions... et on verra!
Les portes de la salle ouvrent avec un peu de délai. Faut pouvoir aller s'asseoir à un endroit où nous verrons les inscriptions du projecteur. Notre place de choix étant faite, nous pouvons observer la salle.
Nous sommes dans une salle assez vaste, assez belle avec des chaises qui pourraient être confortables, même pas pour les quatre heures que nous y avons passées. Les employés de Samson, Belair, Deloite et Touch semblent même présents, parce qu'il y a une lignée de spécialistes face à leur ordinateur qui est face à l'écran principal. Yves Corbeil n'étant pas disponible (je suppose), un homme d'encan s'occupe de nous divertir et d'assurer le suivi entre eux et nous. Deux micros sont positionnés dans deux rangées afin de connaître nos offres.
Dans la salle, on y voit des visages souriants (probablement les premières personnes sur la liste) et surtout des visages nerveux. Les gens du préscolaire débutent, ça nous donne donc un temps d'observation. Quarante minute plus tard, c'est notre tour. On nous dit qu'il y a beaucoup de postes en voie de permanence cette année (Ouuuu la la... 17). Nous applaudissons ceux qui y ont droit cette année, en pensant que nous, ça nous prendra au moins 8 ans avant d'y accéder.. tant pis!). Plusieurs postes sont pris, mais ne s'oiccuperont pas, dû aux gros ventres de mamans.
Malheur, je vois une enseignante que j'ai déjà eu comme maître-associé... Celle avec qui j'ai échoué. Je me renseigne et apprends qu'elle est directice. Où? J'ai besoin de savoir... Je ne veux pas y aller. Enfin, je sais.
Telle une star, mon amie est appelé au micro. Elle passe. Quelques-uns ont déjà passé leur tour avant elle et d'autres le font après elle. Arrivé à mon tour, environ 25 personnes ont passé. Il me reste un choix apprécié encore dans mon tas de feuille. Rien de bien impressionnant: 40% dans une école et 20% dans une autre. Par contre, les deux écoles sont dans la même ville. Pour l'école du 40%, c'est un milieu que je connais bien, car j'y ai fait un stage avec succès et c'est ce directeur qui m'a passé en entrevue. Pour le 20%, c'est l'école où j'avais échoué mon stage... L'enseignante n'y étant plus....
Qu'est-ce que je fais?
Je me rends au micro.
Qu'est-ce que je fais?
Je vais prendre le regroupement 114 (fictif).
Voilà... Je l'ai pris. Est-ce une bonne chose? Je ne le savais pas. On verra! Je vous raconterai ma rentrée prochainement.
mardi 21 août 2007
B.I.N.G.O.
Eh oui! C'est le temps du bingo aujourd'hui! C'est rien de moins que mon premier bingo! J'ai hâte de voir enfin de mes propres yeux ce qui m'a tellement été raconté. J'ai aussi hâte de voir le parrallèle entre le vrai bingo et le faux bingo.
Les vieilles dames (aux têtes blanches) seront-elles en grand nombre? Certainement.
Est-ce que le bruit est aussi intense aux deux endroits dû au placotage? Probablement.
Les calleux de boules auront-ils un air sympathique? J'en doute.
Certains seront déçus d'avoir perdu et d'autres seront réjouis de ce qu'ils auront? Assurément.
J'ai hâte de voir. Je ne m'attends à rien... Je suis plus de 200e sur la liste. Je serai pratiquement seulement une observatrice de tout ce cirque. Ça s'annonce amusant.
Les vieilles dames (aux têtes blanches) seront-elles en grand nombre? Certainement.
Est-ce que le bruit est aussi intense aux deux endroits dû au placotage? Probablement.
Les calleux de boules auront-ils un air sympathique? J'en doute.
Certains seront déçus d'avoir perdu et d'autres seront réjouis de ce qu'ils auront? Assurément.
J'ai hâte de voir. Je ne m'attends à rien... Je suis plus de 200e sur la liste. Je serai pratiquement seulement une observatrice de tout ce cirque. Ça s'annonce amusant.
lundi 30 juillet 2007
Le concept
Dans ma famille, nous avons eu deux chiens lorsque j'étais jeune.
Le premier s'appellait Copain (je sais que pour l'originalité, on repassera). C'était un lhassa apso (une moppe en plus... on aura tout vu) qui a vécu jusqu'à l'âge de 12 ans (si ma mémoire est bonne). Plus le temps passait, plus la santé de mon chien se déteriorait. Il avait de la difficulté à voir et à marcher, jusqu'au jour où il ne réussissait plus à respirer adéquatement. Je suis donc allé chez le vétérinaire d'urgence (un dimanche soir) avec mes parents. Nous avions deux choix: le faire euthanasier ou lui donner une injection et traitement (de plus de 1000$) pour qu'il reste en vie... environ 6 mois. Comme il était déjà assez âgé, nous avons opté pour le premier choix. C'était toute une expérience, que de voir le chien de mon enfance mourir dans les bras de ma mère. Même si ce n'était qu'un chien, c'était une perte qui m'a touché et qui est survenu lors du "fameux stage épouvantable" dont j'ai parlé à quelques reprises. Mais bon... Y a t-il un bon moment pour mourir?
Deux ans après, mes parents se sont procurer un nouveau chien: un cocker anglais. Pour ceux qui ne savent pas à quoi ça ressemble, mon chien est identique au chien de Boule et Bill. C'est un chien enjoué qui s'appelle Paco. Étrangement, je me sers à différentes sauces de lui par rapport à l'école. Premièrement, dans plusieurs écoles que j'ai fréquenté, ils utilisent un système d'auto-correction de l'écrit (en français) qui s'appelle P.A.C.O. (Ponctuation, accord, conjugaison et orthographe). Je fais donc un lien entre ce code et mon chien. Deuxièmement, je m'en sers comme surprise aux bons comportements, c'est-à-dire que les enfants peuvent s'acheter le privilège de le rencontrer. Ça fait toujours fureur.
Pourquoi avoir écrit le concept comme titre? Eh bien, parce que j'ai réussi à répondre à la question de Magrah "Avez-vous une histoire d'animaux de compagnie à nous raconter" tout en restant dans l'univers du monde scolaire.
Je suis forte n'est-ce pas? :)
Le premier s'appellait Copain (je sais que pour l'originalité, on repassera). C'était un lhassa apso (une moppe en plus... on aura tout vu) qui a vécu jusqu'à l'âge de 12 ans (si ma mémoire est bonne). Plus le temps passait, plus la santé de mon chien se déteriorait. Il avait de la difficulté à voir et à marcher, jusqu'au jour où il ne réussissait plus à respirer adéquatement. Je suis donc allé chez le vétérinaire d'urgence (un dimanche soir) avec mes parents. Nous avions deux choix: le faire euthanasier ou lui donner une injection et traitement (de plus de 1000$) pour qu'il reste en vie... environ 6 mois. Comme il était déjà assez âgé, nous avons opté pour le premier choix. C'était toute une expérience, que de voir le chien de mon enfance mourir dans les bras de ma mère. Même si ce n'était qu'un chien, c'était une perte qui m'a touché et qui est survenu lors du "fameux stage épouvantable" dont j'ai parlé à quelques reprises. Mais bon... Y a t-il un bon moment pour mourir?
Deux ans après, mes parents se sont procurer un nouveau chien: un cocker anglais. Pour ceux qui ne savent pas à quoi ça ressemble, mon chien est identique au chien de Boule et Bill. C'est un chien enjoué qui s'appelle Paco. Étrangement, je me sers à différentes sauces de lui par rapport à l'école. Premièrement, dans plusieurs écoles que j'ai fréquenté, ils utilisent un système d'auto-correction de l'écrit (en français) qui s'appelle P.A.C.O. (Ponctuation, accord, conjugaison et orthographe). Je fais donc un lien entre ce code et mon chien. Deuxièmement, je m'en sers comme surprise aux bons comportements, c'est-à-dire que les enfants peuvent s'acheter le privilège de le rencontrer. Ça fait toujours fureur.
Pourquoi avoir écrit le concept comme titre? Eh bien, parce que j'ai réussi à répondre à la question de Magrah "Avez-vous une histoire d'animaux de compagnie à nous raconter" tout en restant dans l'univers du monde scolaire.
Je suis forte n'est-ce pas? :)
jeudi 26 juillet 2007
Pourquoi je suis devenue prof...
J'étais plutôt silencieuse ici dans les derniers temps. Alors je profite de la question de Dobby pour ressurgir à la surface. Un de ses lecteurs lui avait demandé pourquoi elle était devenue professeur. Y ayant répondu, elle pose cette question à tous les profs de la blogosphère.
Je vais avouer que je n'ai jamais vraiment sû quoi répondre à cette question. On nous posait régulièrement cette question, soit à l'université, soit lors de l'entrevue d'embauche. Je suis plutôt d'une nature à se poser beaucoup de question, mais celle-là, étrangement, je l'évite.
Je l'évite car je ne sais pas quoi y répondre à chaque fois. Chez moi, c'est inné. Dès mon jeune âge, c'est ce que je voulais faire. J'ai toujours apprécié l'école. J'imagine que c'est de là que découle mon envie d'être le plus longtemps possible dans une école!
Je ne me suis jamais vu faire autre chose. Certains ont déjà essayé de m'en décourager. Pas par méchanceté. Simplement parce qu'ils me voyaient avoir un meilleur emploi avec un meilleur salaire et de meilleurs conditions. Quand ils ont sû que ma décision était définitive, ils m'ont fortement encouragé.
Alors voilà, j'ai fait les études nécessaires et je suis maintenant enseignante!
Je vais avouer que je n'ai jamais vraiment sû quoi répondre à cette question. On nous posait régulièrement cette question, soit à l'université, soit lors de l'entrevue d'embauche. Je suis plutôt d'une nature à se poser beaucoup de question, mais celle-là, étrangement, je l'évite.
Je l'évite car je ne sais pas quoi y répondre à chaque fois. Chez moi, c'est inné. Dès mon jeune âge, c'est ce que je voulais faire. J'ai toujours apprécié l'école. J'imagine que c'est de là que découle mon envie d'être le plus longtemps possible dans une école!
Je ne me suis jamais vu faire autre chose. Certains ont déjà essayé de m'en décourager. Pas par méchanceté. Simplement parce qu'ils me voyaient avoir un meilleur emploi avec un meilleur salaire et de meilleurs conditions. Quand ils ont sû que ma décision était définitive, ils m'ont fortement encouragé.
Alors voilà, j'ai fait les études nécessaires et je suis maintenant enseignante!
lundi 18 juin 2007
Pour une dernière fois...
Le dernier tourbillon est maintenant là: ménage, classement, petits cadeaux (lire entre guillement "des chandelles"), jeux de toutes sortes, etc.
Je vous souhaite à tous, professeurs sur le net, une bonne dernière semaine avec les élèves!
Je vous souhaite à tous, professeurs sur le net, une bonne dernière semaine avec les élèves!
Inscription à :
Articles (Atom)